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Sidaction 2018 : les jeunes, l’information et la prévention du sida (sondage Ifop-Bilendi)

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Deux jours avant le week-end du Sidaction (23, 24 et 25 mars 2018), l’association publie les résultats d’un sondage réalisé par Ifop-Bilendi auprès des jeunes entre 15 à 24 ans. L’occasion de constater de nouveau la dégradation toujours plus inquiétante du niveau d’information sur le VIH au sein de cette génération :  cette année, 20% des jeunes s’estiment mal informés en 2018, soit une augmentation de 9 points par rapport à 2009.

Dans un contexte marqué par la lutte contre les « Fake news », Sidaction a cherché à connaître le niveau de confiance des jeunes dans les informations délivrées par différents acteurs au sujet du VIH/sida. Les personnes interrogées font part de leur inquiétude vis-à-vis de l’information diffusée et semblent décontenancées. Ils n’accordent pas leur confiance aux messages transmis sur les sites internet spécialisés (54%) ni sur les médias traditionnels (51%) et encore moins sur les forums (31%) ou sur les réseaux sociaux (22%). Ces canaux font paradoxalement partie de ceux les plus utilisés pour s’informer (30% de citations pour les sites Internet et 22% pour les médias traditionnels).

 

Dans cette perspective, la demande de communication institutionnelle se révèle forte. Près de sept jeunes interrogés sur dix estiment que les élus locaux (75%), le pouvoir public (72%) ou le ministère de l’Education nationale (67%) n’en font pas suffisamment en matière d’information sur le VIH/sida.

On constate que les fausses croyances et les idées reçues persistent toujours dans l’esprit des jeunes ! Un nombre encore trop important pense que le virus peut se transmettre en embrassant une personne séropositive (21%, soit une augmentation de 6 points depuis 2015) ou en entrant au contact avec la transpiration (18%, soit une augmentation de 8 points depuis 2015). Par ailleurs, 19% pensent que la pilule contraceptive d’urgence peut empêcher la transmission du virus (soit +9 points par rapport à 2015).

26% considèrent qu’il existe des médicaments pour guérir du sida (soit une hausse de 13 points par rapport à 2009). Il semblerait que les avancées en matière de recherche médicale aient entraîné une baisse de la vigilance des jeunes face aux risques de contamination par le VIH. Plus généralement, il existe une persistance des pratiques sexuelles à risque : 14% des jeunes interrogés admettent avoir été exposés au moins une fois à un risque d’être contaminé par le VIH/sida. L’expérience de ces situations n’a d’ailleurs débouché que dans 39% des cas seulement sur un test de dépistage.

Alors que le dépistage constitue un enjeu majeur dans la lutte contre le VIH, ces chiffres restent bien trop faibles, surtout lorsque l’on sait que 42% des jeunes se disent mal informés sur les lieux de dépistage.

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