La ministre de l’Agriculture a officiellement reconnu mercredi que la France traverse une « crise profonde » du secteur agricole, frappé simultanément par la sécheresse, les canicules et les incendies. Pas moins de 98 départements sont touchés par un déficit hydrique, dont 57 en situation de crise avec des restrictions d’eau en vigueur.
Les pertes sont considérables : les brocolis bretons sont totalement perdus, les groseilles accusent une chute de 70 % de leur production, et le maïs fourrage affiche un recul de 30 à 50 % à l’échelle nationale. La FNSEA réclame un plan de soutien d’urgence de plusieurs milliards d’euros. Un bilan officiel des pertes est attendu pour le 27 août.
Face à l’ampleur des dégâts, le gouvernement devrait présenter des mesures de soutien dans les prochaines semaines, alors que les agriculteurs redoutent une remise en cause de la viabilité de nombreuses exploitations pour les prochaines années.















