À retenir
- À Rennes, les affrontements ont continué jusqu’en soirée samedi 31 octobre après la dispersion du cortège
- Le cortège syndical, autorisé après un changement de parcours, a relié le mail François-Mitterrand à l’esplanade Charles-de-Gaulle
- Des heurts ont suivi la dispersion avenue Janvier, avec gaz lacrymogène, canon à eau et au moins quatre interpellations
- Les rassemblements restent interdits de 20 h à 5 h dans le centre et la vente d’alcool à emporter jusqu’à dimanche 8 h
Au sommaire
À Rennes, les affrontements ont continué jusqu’en soirée samedi 31 octobre, rapporte Ouest-France. Le cortège avait atteint l’esplanade Charles-de-Gaulle sans incident majeur. Les heurts ont commencé lorsqu’un groupe a refusé la dispersion avant de prendre la direction du quartier de la gare.
Selon ICI Armorique, la préfecture a recensé 13 500 personnes dans le cortège en milieu d’après-midi. La FSU avance le chiffre de 25 000, soit près du double.
Un parcours de plus de 3 km négocié la veille avec la préfète
La manifestation syndicale avait d’abord été interdite par arrêté préfectoral. Le parcours initial passait trop près de la gare, une zone que la préfecture jugeait à risque après les violences des 17 et 24 octobre.
La préfète d’Ille-et-Vilaine, Emmanuelle Dubée, a levé cette interdiction une fois le tracé modifié, rapporte France 3 Bretagne. Les organisations syndicales se sont engagées à encadrer le cortège avec un service d’ordre et à appeler à se disperser vers le sud, à l’opposé du centre-ville.
Le rassemblement annoncé sur les réseaux sociaux à 14 h place de Bretagne est resté interdit : il n’avait pas été déclaré et aucun organisateur n’était identifié.
Gaz lacrymogène et canon à eau entre l’avenue Janvier et la gare
Une fois la fin du défilé annoncée par les syndicats, une partie des manifestants a remonté l’avenue Janvier. Les forces de l’ordre ont répliqué au gaz lacrymogène et au canon à eau, repoussant les groupes vers la gare et la rue Saint-Hélier.
Vers 17 h, une tentative de barricade a été signalée rue Jean-Janvier, près du lycée Émile-Zola, avant d’être repoussée. Au moins quatre personnes ont été interpellées, selon le décompte relevé en direct.
Aucun bilan officiel des blessés ni des dégâts n’avait été communiqué samedi en fin de journée.
La préfecture avait prévu deux canons à eau, deux blindés de la gendarmerie et un hélicoptère en appui. Le même scénario de fin de cortège s’est répété ailleurs, comme le montrent le centre de Nantes bouclé et les barricades à Bordeaux.
Ce qui reste interdit à Rennes jusqu’à dimanche matin
La nuit d’Halloween fait l’objet de restrictions renforcées. Tout rassemblement est interdit de 20 h à 5 h dans le centre-ville, sur la dalle du Colombier et autour du centre commercial Alma.
La vente d’alcool à emporter est suspendue dans tous les commerces de la ville jusqu’à dimanche 8 h. Le transport d’objets dangereux, de matériel de protection ou de quoi monter une barricade est prohibé dans toute la commune durant la journée de samedi.
Votre argent, vos droitsFioul domestique : livraisons en chute de 35,6 %, la remise au litre doit figurer au devis→Ces mesures s’ajoutent au bilan national de la journée, détaillé dans notre article sur les chiffres de l’Intérieur et des syndicats jeunesse.
Les syndicats rennais donnent rendez-vous jeudi 5 novembre
Les organisations syndicales ont annoncé une nouvelle date de mobilisation à Rennes jeudi 5 novembre. Écoles, administrations et réseaux de transport sont concernés à l’échelle nationale, comme le détaille notre point sur ce qui bouge pendant la grève du 5 novembre.
Le parcours de ce prochain cortège rennais et la position de la préfecture n’étaient pas encore connus samedi soir.
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