L’essentiel
- Le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou a annoncé que la prime d’activité, versée à environ 4,5 millions de personnes, ne serait pas indexée sur l’inflation dans le budget 2027, présenté le 1er octobre 2026.
- RSA, minimum vieillesse et allocation aux adultes handicapés seraient en revanche relevés à 100 % de l’inflation.
- Le montant forfaitaire de 638,28 € pour une personne seule, relevé de 0,8 % en avril 2026, resterait à ce niveau si le Parlement suit le gouvernement.
- Rien n’est voté : le ministre reconnaît lui-même que la désindexation ne serait pas forcément totale.
Au sommaire
Pour les 4,5 millions de personnes qui touchent la prime d’activité, le projet de budget 2027 ne prévoit pas de relèvement en fonction des prix. Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, l’a annoncé avant la présentation du texte ce jeudi 1er octobre. La prestation n’est ni supprimée ni réduite : elle ne suivrait simplement pas l’inflation.
4,5 millions de bénéficiaires, 638,28 € de base pour une personne seule
La prime d’activité complète les revenus des travailleurs modestes. Elle est versée par la Caf ou la MSA, et son montant dépend des ressources du foyer.
Le montant forfaitaire, point de départ du calcul, s’élève à 638,28 € par mois pour une personne seule sans enfant, selon service-public.gouv.fr (mise à jour du 1er juin 2026). Il a été relevé de 0,8 % au 1er avril 2026, indique la Caf sur son site.
RSA, minimum vieillesse et AAH restent indexés, pas la prime d’activité
Jean-Pierre Farandou a distingué les prestations protégées de celles qui ne le seraient pas. Le tableau reprend ses annonces pour les quatre allocations citées.
| Prestation | Indexation sur l’inflation en 2027 |
|---|---|
| RSA | 100 % |
| Minimum vieillesse | 100 % |
| AAH (adultes) | 100 % |
| Prime d’activité | Non prévue |
Selon LCP, l’indexation des trois premières allocations serait de 1,8 %. Le ministre justifie le choix par l’état des comptes publics : « le sujet est de redresser les comptes du pays, dont les déficits s’envolent ».
Un forfaitaire figé à 638,28 € : environ 11 € par mois de moins qu’avec 1,8 %
Appliqué au montant forfaitaire d’une personne seule, un relèvement de 1,8 % le porterait de 638,28 € à environ 649,77 €. L’écart est donc d’environ 11,49 € par mois sur cette seule composante : c’est notre calcul, pas un chiffre du gouvernement.
Ce n’est pas l’écart exact que verra chaque allocataire. La prime combine le forfaitaire, les revenus d’activité et les ressources du foyer, et le résultat change selon la composition familiale et les salaires déclarés.
L’autre point à retenir : un montant non indexé ne baisse pas. Un allocataire dont la situation reste identique continuerait de percevoir la même somme, alors que les prix augmentent.
Le Parlement peut encore changer le taux avant le vote du budget
Le projet de budget présenté ce 1er octobre doit encore passer devant les députés et les sénateurs. Selon LCP, Jean-Pierre Farandou a lui-même indiqué que l’intention du gouvernement n’est pas « forcément de désindexer à 100 % » et que les parlementaires fixeront le niveau de revalorisation des autres prestations.
Aucune démarche n’est à faire aujourd’hui. La hausse de 0,8 % d’avril 2026 est déjà prise en compte dans le calcul des droits, et la déclaration trimestrielle de ressources continue de s’appliquer comme avant.
Les autres mesures du texte sont détaillées dans notre point sur le budget 2027, mesure par mesure. Pour estimer son montant actuel, le guide de la prime d’activité 2026 explique la simulation, et les locataires peuvent vérifier le gel parallèle des aides au logement dans notre article sur l’APL en 2027.
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