À retenir
- Laurent Nuñez confirme l’appel aux militaires de Sentinelle pour la journée de mobilisation du samedi 24 octobre, selon BFMTV
- Les soldats doivent décharger policiers et gendarmes, réaffectés au maintien de l’ordre lors des cortèges
- Le 17 octobre, 60 000 membres des forces de l’ordre ont fait face à 550 000 manifestants, contre 200 000 attendus
- Les préfets doivent interdire les manifestations à risque lorsque le dialogue avec les organisateurs échoue
Laurent Nuñez confirme le recours aux militaires de l’opération Sentinelle pour la nouvelle journée de mobilisation du samedi 24 octobre, selon BFMTV. Le ministre de l’Intérieur veut dégager des policiers et des gendarmes de leurs missions habituelles pour les affecter au maintien de l’ordre.
Les soldats ne sont pas engagés face aux manifestants.
Les militaires de Sentinelle prennent le relais pour libérer policiers et gendarmes
Le principe est simple : les soldats assurent une partie des tâches de sécurité, ce qui permet de basculer davantage d’agents vers les cortèges. Le nombre de militaires concernés et les villes retenues n’ont pas été précisés à ce stade.
Créée en janvier 2015 après les attentats, l’opération Sentinelle mobilise environ 7 000 soldats, déployés ou en alerte chaque jour en métropole, selon le ministère des Armées. Ils protègent principalement les lieux de culte et les sites sensibles, en appui des forces de sécurité intérieure.
Le dispositif a déjà servi cette année. Le 3 septembre, Laurent Nuñez avait inclus des militaires de Sentinelle dans les 15 000 personnels mobilisés pour la visite du pape Léon XIV à Paris, les 25 et 26 septembre.
550 000 manifestants le 17 octobre, près de trois fois plus que prévu
Ce renfort répond aux débordements du samedi 17 octobre. Ce jour-là, 60 000 policiers et gendarmes avaient été déployés sur le territoire, pour 550 000 personnes mobilisées alors que les prévisions tablaient sur 200 000.
Laurent Nuñez a lui-même reconnu un dispositif « en asymétrie par rapport au volume de participants ». Il a présenté sa démission, que Emmanuel Macron a refusée en le maintenant place Beauvau.
À Marseille, plus de 300 commerces ont été pillés. Le ministre a promis au maire un dispositif plus nombreux que celui du 17 octobre.
Les préfets invités à interdire les cortèges à risque le 24 octobre
Le ministre de l’Intérieur demande aux préfets d’interdire les manifestations revendicatives susceptibles de troubler l’ordre public, lorsque le dialogue avec les organisateurs n’a pas permis de réunir les conditions de sécurité. Les parcours autorisés devront éviter les bâtiments publics et les rues commerçantes.
Les préfets peuvent aussi prendre des arrêtés anti-regroupement autour des lieux déjà visés et des couvre-feux partiels, ciblés sur les secteurs vulnérables. Le renseignement doit être renforcé en amont.
« Samedi prochain, c’est moi qui serai aux commandes et comptez sur ma fermeté », a prévenu Laurent Nuñez, qui annonce une doctrine revue en volume, en forces engagées et en mobilité. Le gouvernement avait déjà promis plus de 60 000 policiers pour la manifestation du 24 octobre.






























