Kimi Antonelli a remporté dimanche le Grand Prix d’Italie à Monza, parti de la 19e place après une pénalité liée à un changement de moteur. Le pilote Mercedes de 20 ans devance son coéquipier George Russell et Max Verstappen, au terme d’une des plus grandes remontées de l’histoire de la Formule 1.
Une remontée que la F1 n’avait plus vue depuis 1983
Relégué en fond de grille après le changement de moteur de sa Mercedes, l’Italien a entamé sa progression dès les premiers tours. Il a ensuite remonté le peloton avec une régularité qui n’a jamais faibli sur les 53 tours de la course.
La bagarre finale s’est jouée avec son propre coéquipier. Russell, sur des pneus vieillissants, a résisté jusqu’aux derniers tours avant de céder pour 3,857 secondes. Verstappen complète le podium à plus de quatorze secondes.
Dans l’histoire du championnat, un seul pilote a fait mieux : John Watson, vainqueur à Long Beach en 1983 après être parti 22e.
Le crash de Leclerc a rebattu les cartes
La course a été marquée par un accrochage au premier tour entre Charles Leclerc et Lewis Hamilton, qui a envoyé le Monégasque dans le mur et provoqué un drapeau rouge. Ferrari perdait là son meilleur atout devant son public.
Ce drapeau rouge, puis une voiture de sécurité virtuelle, ont redistribué les stratégies. Antonelli, engagé sur un plan de course différent de ses concurrents, en a tiré le meilleur parti.
Parti en pole position, Pierre Gasly n’a pas pu tenir le rythme et termine septième avec son Alpine. Derrière le trio de tête, Lando Norris et Oscar Piastri prennent les quatrième et cinquième places pour McLaren, devant Lewis Hamilton.
Antonelli creuse l’écart au championnat
Au-delà de l’exploit sportif, la victoire a une portée symbolique forte : Antonelli devient le premier pilote italien à s’imposer à Monza depuis Ludovico Scarfiotti en 1966. Soixante ans que les tifosi attendaient ça.
Le natif de Bologne accentue surtout son avance en tête du championnat du monde, précisément face à Russell, l’homme qu’il vient de dépasser sur la piste. Le duel interne chez Mercedes devient le fil rouge de cette fin de saison.
Reste à savoir comment l’écurie allemande gérera une rivalité entre ses deux pilotes, désormais seuls candidats crédibles au titre.












