Une Française rapatriée du navire de croisière MV Hondius a été confirmée positive à l’hantavirus ce lundi 11 mai, a annoncé la ministre de la Santé Stéphanie Rist sur France Inter. Il s’agit du premier cas confirmé sur le territoire français.
La passagère, hospitalisée à l’hôpital Bichat à Paris depuis son rapatriement dimanche, a vu son état se dégrader dans la nuit, poussant les médecins à procéder aux tests. Ces derniers sont revenus positifs lundi matin. Vingt-deux cas contacts ont également été recensés en France par le ministère de la Santé : huit sur un vol entre Sainte-Hélène et Johannesburg, et quatorze sur le vol Johannesburg-Amsterdam. Ces personnes sont placées à l’isolement.
Le variant des Andes de l’hantavirus, identifié à bord du MV Hondius, est une souche rare présentant la particularité de pouvoir se transmettre de personne à personne, avec une période d’incubation pouvant atteindre six semaines. C’est l’une des rares souches du virus à permettre une transmission interhumaine, ce qui en fait un cas particulièrement surveillé par les autorités sanitaires mondiales. À ce stade, l’épidémie liée au navire a causé trois décès et touche désormais 14 pays.
La ministre de la Santé a toutefois cherché à rassurer : « Nous avons pris les mesures les plus strictes de la zone européenne. » L’OMS a de son côté réaffirmé que le risque épidémique global restait « faible » et que le virus était nettement moins contagieux que le Covid-19. La France a par ailleurs adopté un décret définissant le protocole sanitaire applicable aux cas contacts et aux rapatriés.
