Éphéméride du samedi 2 mai : mort de Léonard de Vinci

Stéphane Larue
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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Le 2 mai 1519, Léonard de Vinci s’éteignait au château du Clos Lucé, à Amboise, à l’âge de 67 ans. Invité en France par le roi François Ier, le plus grand génie de la Renaissance quittait ce monde entouré de ses élèves et, selon la tradition, sous le regard bienveillant du souverain lui-même.

Un génie accueilli à la cour de France

En 1516, François Ier avait convaincu Léonard de quitter l’Italie pour rejoindre la Loire. Le maître toscan s’installa au manoir du Clos Lucé, à quelques centaines de mètres du château royal d’Amboise, bénéficiant d’une pension royale et d’une liberté totale pour travailler. Il y passa les trois dernières années de sa vie à dessiner, concevoir et peindre pour le roi.

Giorgio Vasari, dans ses Vies des artistes (1550), rapporte que François Ier aurait tenu la tête mourante de Léonard entre ses bras — une scène immortalisée par Ingres au XIXe siècle, dont l’authenticité reste débattue par les historiens contemporains.

Un héritage sans équivalent dans l’histoire

Léonard laissait derrière lui une œuvre colossale : la Joconde, La Cène, L’Homme de Vitruve… mais aussi quelque 7 000 pages de carnets mêlant anatomie, hydraulique, mécanique et philosophie. Des projets de machine volante, d’hélicoptère, de char d’assaut — conçus trois siècles avant que la technologie ne les rende possibles.

Ces archives, dispersées après sa mort entre ses élèves et diverses collections européennes, ne furent redécouvertes qu’au fil des siècles. Le Codex Atlanticus, conservé à la Bibliothèque Ambrosienne de Milan, en constitue le témoignage le plus complet avec ses 1 119 feuilles de dessins et d’écrits.

Pourquoi Léonard résonne encore en 2026

En ce samedi 2 mai, cinq cent sept ans après la mort de Léonard de Vinci, sa figure reste tutélaire. Ses carnets inspirent ingénieurs, artistes et philosophes — à l’image de notre horoscope du 2 mai. Son approche transdisciplinaire — allier science rigoureuse, observation du vivant et création artistique — est précisément ce que promeuvent aujourd’hui les pionniers de l’intelligence artificielle générative.

Peut-on programmer un génie ? La question, posée face à ses fresques et à ses machines, n’a pas encore de réponse définitive. Ce qui est certain, c’est que le 2 mai 1519 marque l’une des plus grandes pertes de l’histoire de la civilisation humaine.

Source : Giorgio Vasari, Les Vies des artistes (1550) ; Archives du musée du Château du Clos Lucé, Amboise ; Bibliothèque Ambrosienne de Milan (Codex Atlanticus).

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.