Crédit d’impôt 2026 : garde d’enfant et aide à domicile

Stéphane Larue
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Stéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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La saison des déclarations d’impôts est ouverte, et 2026 marque un tournant : le crédit d’impôt pour l’emploi à domicile et les services à la personne a été supprimé au 1er janvier. Avant de remplir votre formulaire, voici ce qu’il faut vraiment savoir sur les avantages fiscaux qui subsistent.

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Ce qui disparaît en 2026 : l’aide à domicile et les services à la personne

C’est la grande nouveauté fiscale de cette année : le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile ou le recours à des services à la personne (ménage, jardinage, garde à domicile pour adultes…) est supprimé à compter du 1er janvier 2026. Jusqu’à fin 2025, cette mesure permettait de déduire 50 % des dépenses engagées, dans la limite de 12 000 euros par an (soit un avantage maximum de 6 000 euros). Ce dispositif, qui bénéficiait à des millions de foyers, ne s’applique plus aux dépenses payées à partir de 2026.

Attention toutefois : si vous avez eu recours à ces services en 2025, vous devez quand même les déclarer cette année via les cases 7DB et 7DR de votre formulaire 2042. Les dépenses 2025 ouvrent toujours droit au crédit d’impôt, à déclarer en 2026. Une nouvelle case apparaît également dans la déclaration 2026 pour détailler les services par catégorie.

Ce qui reste : la garde d’enfants hors du domicile

La garde des enfants de moins de 6 ans en crèche, halte-garderie, garderie périscolaire ou chez une assistante maternelle agréée conserve son crédit d’impôt. Le taux reste fixé à 50 % des dépenses réelles engagées. Le plafond a même été légèrement relevé : il passe de 2 540 à 2 591 euros par enfant en 2026 (soit un avantage fiscal maximum de 1 295,50 euros par enfant). En cas de garde alternée, chaque parent bénéficie de la moitié de ce plafond.

Pour en bénéficier, les frais doivent être déclarés sur le formulaire 2042 RICI et les paiements effectués par des moyens traçables (virement, chèque, CESU).

MaPrimeRénov’ a remplacé le crédit d’impôt travaux depuis 2021

Si vous espériez encore déduire des travaux de rénovation énergétique de vos impôts, il faut savoir que le Crédit d’Impôt Transition Énergétique (CITE) a été définitivement supprimé depuis 2021. Il a été remplacé par MaPrimeRénov’, une aide directe versée sur votre compte bancaire, sans passer par la case impôts. Ce dispositif a lui-même évolué en 2026 : l’isolation des murs et des fenêtres n’est plus éligible séparément, les chaudières à biomasse ne sont plus financées, et le programme a rouvert à tous les foyers le 23 février 2026 après une période de restriction.

Pour toute demande de MaPrimeRénov’, la démarche se fait sur france-renov.gouv.fr, et non dans votre déclaration de revenus.

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Ce qu’il faut retenir pour votre déclaration 2026

En résumé, les avantages fiscaux qui subsistent en 2026 concernent principalement la garde des enfants de moins de 6 ans en structure agréée. Si vous avez employé un salarié à domicile ou utilisé des chèques CESU en 2025, signalez-le dans votre déclaration cette année — vous bénéficierez encore du crédit pour ces dépenses passées. En revanche, pour les dépenses engagées à partir de janvier 2026, cet avantage n’existe plus. Pensez à vérifier l’ensemble de vos droits sur impots.gouv.fr avant de valider votre déclaration.

Calcul concret : combien vous remboursera l’État en 2026 ?

Le crédit d’impôt pour frais de garde d’enfant hors du domicile (crèche, assistante maternelle agréée, garderie périscolaire) représente 50 % des dépenses engagées, dans la limite d’un plafond de 3 500 euros par enfant de moins de 6 ans — soit un crédit maximum de 1 750 euros par enfant. Ce plafond est porté à 4 000 euros pour les enfants handicapés (crédit max 2 000 euros).

Exemple concret : vous payez 8 400 euros par an pour la crèche de votre enfant (déduction faite des aides CAF). Le plafond retenu est 3 500 euros. Votre crédit d’impôt est de 1 750 euros — que vous soyez imposable ou non, car il s’agit d’un crédit remboursable. Si vous avez deux enfants en garde, le crédit peut atteindre 3 500 euros. À noter : les sommes remboursées par la CAF (PAJE, CMG) viennent en déduction des dépenses déductibles avant calcul.

Pour l’aide à domicile (garde à domicile, babysitting déclaré), le plafond est différent : il entre dans le cadre du crédit d’impôt emploi à domicile, plafonné à 12 000 euros de dépenses totales (6 000 euros de crédit maximum, majoré les premières années). Ces deux dispositifs sont distincts et cumulables si vous utilisez les deux modes de garde. Vérifiez votre éligibilité sur service-public.fr.

FAQ — Garde d’enfant et crédit d’impôt 2026

Les frais de cantine scolaire ouvrent-ils droit au crédit d’impôt ?
Non, pas directement. Les frais de cantine à l’école primaire ne constituent pas une garde d’enfant au sens fiscal. En revanche, si la cantine est proposée par un prestataire privé agréé hors établissement scolaire, ou si elle s’accompagne d’une garderie périscolaire avec personnel dédié, la partie correspondant à l’accueil de l’enfant peut être déductible. Renseignez-vous auprès de votre mairie pour obtenir l’attestation fiscale adéquate.

Peut-on déduire les frais de garde si l’enfant est en alternance ?
Oui, à condition que la garde soit assurée par un professionnel agréé. La résidence alternée ne supprime pas le droit au crédit d’impôt — chaque parent peut déduire les dépenses réellement supportées dans la limite du plafond annuel. En cas de partage à 50/50, certains couples choisissent d’attribuer le crédit à un seul parent pour maximiser l’avantage si l’un est non-imposable.

Mon assistante maternelle est-elle agréée — comment vérifier ?
L’agrément est délivré par le conseil départemental et consultable sur le site mon-enfant.fr (service de la CAF). Seules les gardes par une assistante maternelle agréée ouvrent droit au crédit d’impôt. Une garde non déclarée ne génère aucun avantage fiscal et expose l’employeur à des redressements URSSAF.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.