Christine Lagarde a déclaré ce jeudi ne pas exclure de quitter la présidence de la Banque centrale européenne avant la fin de son mandat en octobre 2027, afin de porter « une voix européenne » dans le débat présidentiel français. Une annonce qui relance les spéculations à quelques mois d’une élection majeure.
Dans un entretien aux Échos, la présidente de la BCE a précisé qu’elle jugeait « très possible » d’échanger avec certains candidats, tout en excluant formellement toute candidature personnelle à l’Élysée. Elle a rappelé que « la capitaine du bateau BCE doit rester à bord » face aux turbulences économiques actuelles — l’institution ayant relevé ses taux le 11 juin dernier en raison d’une inflation relancée par le conflit au Moyen-Orient.
Ce signal fort s’inscrit dans les grandes manœuvres qui précèdent la présidentielle française, prévue les 18 avril et 2 mai 2027. Un éventuel départ anticipé de Francfort pourrait redistribuer les cartes dans un paysage politique en pleine recomposition.














