La BBC a annoncé ce mercredi la suppression de 1 800 à 2 000 postes, soit près de 10 % de ses effectifs. C’est la plus grande vague de licenciements au sein du groupe audiovisuel public britannique depuis quinze ans. L’objectif : économiser 500 millions de livres sterling sur deux ans.
Le directeur général par intérim, Rhodri Talfan Davies, a informé les salariés lors d’une réunion d’urgence. Dans un email transmis à l’AFP, il évoque des pressions financières considérables : inflation des coûts de production, redevance en berne, revenus commerciaux sous tension et économie mondiale instable.
Un contexte de crise profonde
Ces coupes arrivent après une série de turbulences. Le directeur général sortant, Tim Davie, avait quitté ses fonctions début avril à la suite d’une polémique sur la couverture de Gaza et d’une plainte en diffamation de Donald Trump.
Son successeur, Matt Brittin — ancien cadre de Google — ne prend ses fonctions que le 18 mai. C’est donc en pleine transition que la BBC doit absorber ce choc social. 21 500 personnes sont actuellement employées par le groupe au Royaume-Uni.
La ministre de la Culture, Lisa Nandy, a réaffirmé que le gouvernement « croit en la BBC ». Le syndicat de la presse audiovisuelle, lui, a estimé que des coupes d’une telle ampleur seraient « dévastatrices » pour la mission de service public du groupe.










