À retenir
- Vendredi 6 novembre, vers 10 heures, des poubelles en feu ont embrasé la porte d’entrée du lycée Édouard-Herriot, place Edgar-Quinet, à Lyon 6e.
- Les élèves encore en classe ont été évacués, aucun blessé n’est signalé, les dégâts touchent la porte et la façade du bâtiment.
- Le maire du 6e arrondissement, Samuel Soulier, exprime sa « profonde indignation » et dit avoir entendu des cris de joie pendant l’incendie.
- Le même matin, 16 lycées et deux collèges du Rhône étaient touchés par la mobilisation, et huit personnes ont été interpellées.
Au sommaire
La porte principale du lycée Édouard-Herriot a pris feu vendredi 6 novembre, en milieu de matinée, pendant une nouvelle journée de blocus à Lyon. Des poubelles et des trottinettes électriques entassées devant l’entrée ont été incendiées, d’après Lyon Mag.
Le feu a gagné la porte puis la façade de l’établissement du 6e arrondissement. Les flammes ont atteint le premier étage, rapporte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes, alors que des élèves se trouvaient encore à l’intérieur.
Des élèves évacués, aucun blessé place Edgar-Quinet
Les pompiers ont fait sortir les lycéens présents dans le bâtiment et maîtrisé l’incendie.
Aucune victime n’a été signalée. Le bilan se limite à des dégâts matériels, sur la porte d’entrée et sur la façade.
« À deux minutes près, on a évité la catastrophe », a déclaré Samuel Soulier, le maire du 6e arrondissement, à France 3.
Samuel Soulier évoque de l’alcool à brûler et des aérosols
Selon l’élu, le feu a été allumé par des « individus extérieurs » venus avec des poubelles. Ils disposaient aussi d’alcool à brûler et de bombes aérosols pour accélérer la propagation des flammes, d’après le maire.
Samuel Soulier a dit sa « profonde indignation ». Il s’inquiète d’avoir entendu des cris de joie pendant que l’entrée brûlait.
Seize lycées du Rhône perturbés vendredi matin
Herriot n’était pas le seul établissement visé vendredi. Des feux de poubelles et des tentatives d’incendie ont été signalés aux lycées Colbert et Lumière, dans le 8e arrondissement, qui ont eux aussi été évacués, ainsi qu’à la Cité scolaire internationale, dans le 7e.
Au total, 16 lycées, deux collèges et trois établissements d’enseignement supérieur ont connu des perturbations dans la matinée. Huit personnes ont été interpellées pour des jets de projectiles, de cocktails Molotov et des tentatives d’incendie, sans que leur lien avec le feu de Herriot ait été précisé.
Cette journée survient au lendemain d’une mobilisation interprofessionnelle de grande ampleur, lors de laquelle Lyon a réuni 30 500 manifestants selon les autorités.
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Le lycée du 6e arrondissement subit des dégradations répétées depuis le début du mouvement lycéen. Le 9 octobre, un engin pyrotechnique lancé par la porte d’entrée ouverte avait blessé quatre membres de la communauté éducative et fissuré une porte vitrée.
La Région Auvergne-Rhône-Alpes, propriétaire des lycées, avait alors annoncé une plainte. Elle évaluait le coût des dégradations et des interventions liées à la mobilisation entre 25 et 30 millions d’euros, et près de 2 millions d’euros de travaux étaient déjà en cours à Herriot.
D’autres lycées ont été pris pour cible ces derniers jours, comme celui où des individus cagoulés ont brûlé la vie scolaire à Tournefeuille. À Lyon, on attend désormais le chiffrage des dégâts sur la porte d’Herriot et la réaction de la Région.
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