À retenir
- Des journalistes de Mediapart ont été sortis de la salle par le service d’ordre du RN samedi 24 octobre, juste avant l’ouverture du congrès d’Orléans
- Mediapart affirme que quatre de ses reporters ont été « physiquement malmenés »
- Réinstallés presque aussitôt, ils ont reçu des excuses, selon 20 Minutes
- Une journaliste de L’Express dit avoir été contrôlée sur son soutien-gorge, le RN dément toute consigne
Au sommaire
Des journalistes de Mediapart ont été évacués de la salle du congrès du Rassemblement national à Orléans par le service de sécurité du parti, samedi 24 octobre, juste avant l’ouverture officielle. Le site d’information affirme que quatre de ses reporters ont été « physiquement malmenés ».
Le même jour, Jordan Bardella, seul candidat, a été réélu à la présidence du parti avec 98,98 % des voix. Le rassemblement avait lieu en marge de manifestations annoncées avec jusqu’à 30 000 opposants samedi.
Quatre journalistes de Mediapart sortis d’un Zénith de 5 000 places
Selon 20 Minutes, des « Mediapart dehors » ont été scandés depuis les gradins hauts tandis que les journalistes du site étaient dans la salle. Le service de sécurité interne du parti les en a fait sortir, de façon « assez musclée », écrit le quotidien en s’appuyant sur des vidéos publiées par d’autres médias.
La salle, un Zénith de 5 000 places, était remplie aux trois quarts, avec quelques milliers de participants.
À l’extérieur, l’équipe de communication du RN a pris le relais. Les journalistes ont regagné la salle presque immédiatement, et des excuses leur ont été présentées.
Edwy Plenel dénonce « cette brutalité du service d’ordre du RN »
Mediapart estime que « les leaders du RN ont ouvert la voie à des pratiques inacceptables en démocratie ». Son fondateur, Edwy Plenel, a réagi sur X : « cette brutalité du service d’ordre du RN et les cris “Mediapart dehors” disent ce qu’est l’extrême droite ».
Une journaliste de L’Express dit avoir été contrôlée sur son soutien-gorge
À l’entrée du congrès, une journaliste de L’Express rapporte avoir subi des palpations inhabituellement poussées. Des agents auraient vérifié qu’elle portait un soutien-gorge, afin d’écarter une éventuelle action de militantes Femen.
Une journaliste de Rapporteur News affirme avoir vécu la même expérience.
Le parti dément avoir donné une telle consigne. La députée RN Laure Lavalette a affirmé que la journaliste de L’Express « raconte n’importe quoi ».
Les écrits de jeunesse attribués à Jordan Bardella, contestés par l’intéressé
Mediapart relie ces incidents aux menaces reçues depuis ses révélations sur des écrits antisémites attribués à Jordan Bardella dans sa jeunesse. Le président du RN conteste ces accusations.










