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Thélyson Orélien : né à Gonaïves, l’auteur aux plagiats reconnus qui nie l’IA

Poète né en 1988 à Gonaïves et installé au Canada après le séisme de 2010, Thélyson Orélien reconnaît des plagiats anciens mais conteste avoir écrit son roman avec l'IA.

Stéphane Larue
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Stéphane Larue — rédaction assistée par IA, relue et validée
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Thélyson Orélien : né à Gonaïves, l’auteur aux plagiats reconnus qui nie l’IA
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • Né en 1988 à Gonaïves, en Haïti, Thélyson Orélien s’est installé au Canada après le séisme de 2010
  • Avant son premier roman, il avait publié des recueils de poésie et un essai sur le racisme et la mémoire
  • Radio-Canada a relevé cinq textes plagiés en 2012 et 2013, dont une nouvelle primée par le diffuseur public
  • L’auteur de 38 ans reconnaît ces plagiats mais conteste toujours avoir écrit son roman avec l’intelligence artificielle
Au sommaire
  1. De Gonaïves au Québec, un exil après le séisme de 2010
  2. Poésie, essai, puis un roman nourri de témoignages de migrants
  3. Cinq textes de 2012 et 2013 copiés, selon Radio-Canada
  4. Le 13 octobre, l’écrivain avoue ses plagiats et rejette l’IA

Thélyson Orélien, 38 ans, est un écrivain canado-haïtien originaire de Gonaïves, dont le premier roman, « C’était ça ou mourir », a figuré parmi les succès de la rentrée littéraire 2026 avant d’être soupçonné d’avoir été écrit avec l’intelligence artificielle.

Mercredi 21 octobre, son éditeur québécois a mis fin à leur collaboration. Nous détaillons la rupture annoncée par les Éditions du Boréal dans un article séparé.

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De Gonaïves au Québec, un exil après le séisme de 2010

Thélyson Orélien est né en 1988 à Gonaïves, dans le département de l’Artibonite, en Haïti.

Il quitte son pays après le tremblement de terre de janvier 2010 et s’établit au Canada. Il vivait à Laval, au nord de Montréal, lorsqu’il a écrit son roman, selon Radio-Canada.

Ses textes tournent autour de la mémoire, de l’exil et de l’appartenance, des thèmes qui reviennent dans sa poésie comme dans sa prose.

Poésie, essai, puis un roman nourri de témoignages de migrants

Avant « C’était ça ou mourir », l’auteur avait signé plusieurs recueils de poèmes et un essai consacré au racisme et à la mémoire. Ces livres étaient restés confidentiels.

Le roman suit Jonas Dorléon, professeur de lycée à Port-au-Prince, qui tente de rejoindre le Canada en passant par la République dominicaine, le Brésil, le Mexique, la jungle du Darién et les États-Unis. Le personnage est inventé, mais son trajet repose sur des témoignages que l’écrivain dit avoir recueillis auprès de migrants au Canada, au Mexique et aux États-Unis.

Le livre paraît chez Boréal au Québec en mars 2026, puis chez Grasset en France le 19 août. Il entre dans plusieurs sélections de prix, dont celle du Goncourt, d’où il a ensuite été retiré.

Cinq textes de 2012 et 2013 copiés, selon Radio-Canada

L’équipe des Décrypteurs de Radio-Canada a passé au crible les écrits plus anciens de l’auteur. Elle a établi que la moitié de sa nouvelle « Où va le monde », lauréate du Prix du public de Radio-Canada en 2012, provenait du « Matin des magiciens », de Louis Pauwels et Jacques Bergier, paru en 1960.

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Une chronique publiée par La Presse le 28 février 2013, consacrée aux héros déchus du sport, reprenait un article paru cinq jours plus tôt dans le quotidien philippin The Philippine Star. Le journal montréalais signale désormais le plagiat en tête du texte.

Trois billets de blog publiés sur le site de RFI contenaient aussi des passages repris, notamment d’un texte en portugais et d’un éditorial du quotidien indien The Hindu.

Thélyson Orélien aurait en outre repris en 2023 des éléments d’un reportage du Devoir réalisé à Tapachula, au Mexique, selon ce quotidien.

Le 13 octobre, l’écrivain avoue ses plagiats et rejette l’IA

Dans une déclaration écrite intitulée « Ce roman que j’ai écrit », rendue publique le 13 octobre, l’auteur présente des excuses pour les plagiats commis peu après son arrivée au Canada.

« J’ai commis des erreurs inacceptables, malgré la jeunesse et l’inexpérience », écrit-il.

Sur l’intelligence artificielle, sa position n’a pas varié : « aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine ». Il affirme avoir écrit le roman entre 2017 et 2019 et dit s’être servi d’outils uniquement pour des recherches.

Boréal estime au contraire que l’IA a servi à l’écriture du livre, après une analyse externe qui aurait relevé des traces dans les métadonnées de certains documents. L’éditeur ne réimprimera pas le roman et ne publiera pas d’autre livre de l’auteur, qui conteste toujours ce recours à l’IA.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.