Cumul emploi-retraite : 7 000 € de plafond en 2027, les libéraux ont jusqu’au 1er octobre

Pour cumuler pension et activité sans plafond, un kiné, un pharmacien ou un expert-comptable doit faire démarrer sa retraite au 1er octobre 2026. Au-delà, les règles de 2027 s'appliquent.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
8 min de lecture

À retenir

  • Les professionnels libéraux doivent faire partir leur retraite au 1er octobre 2026 pour échapper au plafond de 7 000 €, alerte Que Choisir Ensemble le 19 septembre 2026.
  • Pour toute retraite prenant effet à partir du 1er janvier 2027, les revenus d’activité au-delà de 7 000 € réduisent la pension entre l’âge légal et 67 ans.
  • La réforme découle de l’article 102 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, publiée au Journal officiel du 30 décembre 2025.
  • Kinésithérapeutes, infirmiers, pharmaciens ou experts-comptables nés avant le 2 janvier 1964 sont les premiers concernés par cette échéance.
Au sommaire
  1. 7 000 € de revenus : le seuil qui plafonne le cumul dès le 1er janvier 2027
  2. Libéraux nés avant le 2 janvier 1964 : la fenêtre du 1er octobre
  3. Demande de retraite : trois vérifications avant le 1er octobre 2026
  4. Départ au 1er janvier 2027 : le piège du trimestre suivant

Un kinésithérapeute, un pharmacien ou un expert-comptable qui veut continuer d’exercer une fois retraité, sans voir sa pension rognée, n’a plus qu’une date en tête : le 1er octobre 2026. C’est la dernière date de départ possible, pour la plupart des libéraux, avant l’entrée en vigueur des nouvelles règles du cumul emploi-retraite, a rappelé Que Choisir Ensemble dans un article du 19 septembre 2026.

Passé cette échéance, le départ glisse au trimestre suivant, donc au 1er janvier 2027, et tombe sous le nouveau régime.

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7 000 € de revenus : le seuil qui plafonne le cumul dès le 1er janvier 2027

La loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la Sécurité sociale pour 2026 réécrit le cumul emploi-retraite dans son article 102. Elle supprime la distinction entre cumul intégral et cumul plafonné, et la remplace par trois régimes selon l’âge.

Ces règles visent les personnes admises à la retraite à compter du 1er janvier 2027, précise service-public.gouv.fr dans une actualité du 22 mai 2026. Une pension déjà liquidée avant cette date n’est pas concernée par le texte.

Le tableau ci-dessous compare ce que deviennent les revenus d’activité d’un retraité selon son âge, pour un départ en 2027 ou après.

Âge du retraitéRègle à partir de 2027Effet sur la pension
Avant l’âge légalDéduction dès le premier euroRéduite du montant des revenus
De l’âge légal à 67 ansCumul libre jusqu’à 7 000 €Réduite de 50 % de l’excédent
À partir de 67 ansCumul sans plafondAucune réduction, nouveaux droits

Concrètement, entre l’âge légal et 67 ans, chaque euro gagné au-delà de 7 000 € retire 50 centimes à la pension. Après 67 ans, les cotisations versées sur l’activité reprise ouvrent de nouveaux droits à retraite, selon service-public.gouv.fr.

Libéraux nés avant le 2 janvier 1964 : la fenêtre du 1er octobre

Le calendrier des libéraux est plus serré que celui des salariés. Leur retraite de base ne peut démarrer que le premier jour d’un trimestre civil, rappelle Que Choisir Ensemble : après le 1er octobre 2026, la date suivante est le 1er janvier 2027.

Pour partir au 1er octobre, il faut avoir atteint l’âge légal à cette date. Que Choisir le situe à 62 ans et 9 mois pour les générations 1963 et 1964, ce qui vise les libéraux nés avant le 2 janvier 1964.

Les affiliés à la Cipav font exception : leur retraite peut démarrer en début de mois civil. Leur limite de naissance est repoussée au 2 mars 1964, toujours selon Que Choisir Ensemble.

L’enjeu est particulier pour ces professions. Jusqu’au 31 décembre 2026, un libéral peut encore demander sa retraite de base à taux plein avant l’âge du taux plein de sa complémentaire, fixé entre 65 et 67 ans selon les métiers, et continuer à travailler sans plafond.

Cette dérogation disparaît avec la réforme. Que Choisir cite les pharmaciens, les auxiliaires médicaux, les experts-comptables, les vétérinaires, les architectes ou les psychologues parmi les professions les plus exposées.

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Les salariés, les fonctionnaires et les commerçants sont eux aussi soumis aux nouvelles règles de 2027, avec des calendriers de départ propres à leur régime. Les autres étapes de la fin de carrière sont détaillées dans notre guide emploi, retraite et formation 2026.

Demande de retraite : trois vérifications avant le 1er octobre 2026

Le délai d’instruction habituel d’une demande de retraite est de 4 à 6 mois, indique Que Choisir Ensemble. À dix jours de l’échéance, il est donc largement dépassé, sans que la porte soit fermée pour autant.

  1. Contrôler sa date de naissance. Seuls les libéraux ayant atteint l’âge légal à la date de départ visée, soit nés avant le 2 janvier 1964 ou avant le 2 mars 1964 à la Cipav, peuvent viser un départ en 2026.
  2. Déposer la demande sans attendre. Selon Que Choisir, une demande déposée quelques jours avant la date d’effet est acceptée sans perte de droits.
  3. Prévoir un premier versement décalé. Une demande tardive ne fait pas perdre la date d’effet, mais la pension n’est versée qu’une fois le dossier instruit.

Ces démarches relèvent de la caisse de retraite de chaque profession. Aucune règle générale ne dit s’il est préférable de partir en 2026 ou d’attendre : tout dépend des revenus prévus après le départ et de l’âge atteint.

Départ au 1er janvier 2027 : le piège du trimestre suivant

Le premier piège tient au calendrier. Un libéral qui rate le 1er octobre 2026 ne part pas « un peu plus tard » sous les anciennes règles : sa date d’effet devient le 1er janvier 2027, la première date soumise au plafond.

Le deuxième tient à l’assiette du seuil. Les 7 000 € englobent les revenus professionnels mais aussi les revenus de remplacement, y compris les indemnités journalières de maladie, précise service-public.gouv.fr.

Le troisième concerne les départs anticipés. Avant l’âge légal, les revenus d’activité seront déduits de la pension dès le premier euro : un point à vérifier pour ceux qui partent au titre d’une carrière longue avec un âge de départ avancé.

Enfin, tout n’est pas encore écrit. Deux décrets sont attendus pour préciser les dérogations, selon Que Choisir Ensemble, et ils n’étaient pas parus au 19 septembre 2026.

Pour ceux qui veulent seulement lever le pied, la retraite progressive, qui combine temps partiel et pension partielle obéit à d’autres règles que le cumul emploi-retraite.

Les règles citées proviennent de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (article 102), de l’actualité publiée par service-public.gouv.fr le 22 mai 2026 et de l’article de Que Choisir Ensemble du 19 septembre 2026, qui s’appuie sur l’analyse de Pascale Gauthier, du cabinet Novelvy Retraite.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.