Photo : Stephen Leonardi / Pexels
TECHTech· 3 min

Robotaxis : Travis Kalanick revient dans la course avec Atoms

Par Stéphane Larue · 8 septembre 2026

Travis Kalanick, le cofondateur d’Uber, discuterait avec son ancienne entreprise pour équiper de futurs robotaxis avec la technologie de sa start-up Atoms. L’information a été révélée par le Financial Times le 6 septembre 2026 et relayée par TechCrunch. Elle intervient deux mois après une levée de fonds de 1,7 milliard de dollars menée par le fonds Andreessen Horowitz.

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L’essentiel

  • Le Financial Times révèle que Atoms, la start-up de Travis Kalanick, a évoqué avec Uber un usage robotaxi de sa technologie
  • Atoms a levé 1,7 milliard de dollars en juillet 2026, dont 100 millions investis directement par Uber
  • La start-up a racheté Pronto, fondée par Anthony Levandowski, ex-responsable de la conduite autonome chez Uber
  • Ni Atoms ni Uber n’ont confirmé officiellement ce projet, qui ne serait qu’une partie des plans de la société

Ce qu’on sait de l’entrée d’Atoms dans les robotaxis

Selon le Financial Times, des discussions ont eu lieu entre Atoms et Uber sur la possibilité d’utiliser la technologie de la start-up pour des véhicules robotaxis.

Ce terrain est déjà disputé : Tesla y a lancé son Cybercab, désormais sous le coup d’une enquête des autorités américaines, tandis qu’Uber multiplie les alliances avec des constructeurs traditionnels.

Ces discussions resteraient, selon les sources citées, une composante parmi d’autres des projets plus larges d’Atoms, sans confirmation officielle des deux parties.

Atoms, anciennement Cloud Kitchens, s’est repositionnée sous ce nouveau nom en mars 2026 comme une société de robotique industrielle. Elle dit vouloir « digitaliser le monde physique » grâce à un « châssis universel » destiné à plusieurs types de robots, de l’usine à la mine.

La start-up a levé 1,7 milliard de dollars en juillet dernier auprès d’Andreessen Horowitz, avec la participation de Bain Capital, Fifth Wall et d’Uber lui-même, qui a injecté 100 millions de dollars.

Elle a aussi racheté Pronto, une entreprise d’automatisation minière fondée par Anthony Levandowski, l’ancien responsable de la conduite autonome chez Uber.

Ce rachat illustre l’ambition affichée par Atoms : bâtir une même plateforme logicielle capable de piloter aussi bien des engins miniers que des robots industriels, et potentiellement des véhicules.

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Le contexte : le retour d’un vétéran des voitures sans chauffeur

Travis Kalanick avait fait de la voiture autonome un pari central durant ses années à la tête d’Uber.

Il avait quitté la direction du groupe en 2017, après une série de scandales internes, avant de se consacrer à Cloud Kitchens puis à Atoms.

La division voiture autonome d’Uber avait ensuite été cédée à Aurora en 2020. Kalanick qualifie aujourd’hui ce nouveau chapitre d’« affaire inachevée », selon TechCrunch.

Uber a par ailleurs déjà noué son alliance avec Stellantis et Wayve pour des robotaxis à l’international, sans attendre l’issue de ces discussions avec Atoms.

La suite : plusieurs questions restent ouvertes

Aucun calendrier n’a été communiqué pour un éventuel déploiement de véhicules Atoms.

Le rôle exact que jouerait la start-up n’est pas non plus tranché : fournisseur de technologie pour la flotte d’Uber, ou constructeur de ses propres véhicules.

Reste aussi à savoir comment ce projet s’articulerait avec les autres partenaires autonomes d’Uber. Ni Kalanick ni Uber n’ont pour l’instant commenté publiquement ces discussions.

Une clarification pourrait intervenir dans les prochaines semaines, à mesure qu’Atoms précisera sa feuille de route pour 2027.

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