Tyga assume avoir utilisé l’IA sur son nouvel album $tarface

Stéphane Larue
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Stéphane Larue
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
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Tyga a confirmé avoir utilisé l’intelligence artificielle pour composer certains éléments de son nouvel album $tarface, sorti le 31 juillet 2026. Le rappeur américain assume ce choix et le compare à l’arrivée de l’Auto-Tune dans l’industrie musicale. L’album marque un virage assumé vers une esthétique électronique inspirée des années 1980.

L’essentiel

  • Tyga confirme avoir utilisé l’IA comme « outil » sur son album $tarface, sorti le 31 juillet 2026
  • Il compare cette pratique à l’arrivée de l’Auto-Tune, longtemps critiqué avant d’être adopté par l’industrie
  • Le rappeur précise que l’écriture et toutes les voix restent entièrement les siennes
  • L’album marque un virage vers une esthétique synthétique inspirée des années 1980

Une confirmation après les spéculations

Depuis la sortie de $tarface, plusieurs auditeurs s’interrogeaient sur l’origine de certaines sonorités électroniques de l’album.

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Interrogé sur le sujet, Tyga a tranché sans détour. « Nous avons clairement utilisé l’IA comme un outil », a-t-il déclaré, cité par le magazine britannique NME.

Il détaille avoir eu recours à la technologie pour des besoins précis de production : un synthétiseur dans l’esprit des années 80, ou encore un solo de guitare généré rapidement pour compléter un morceau.

« Rien de mal » à utiliser la technologie

Face aux critiques anticipées, l’interprète de Taste assume pleinement sa démarche.

« Ce n’est pas différent de l’arrivée de l’Auto-Tune. Certains s’y sont opposés, mais les vrais artistes ont fini par s’en emparer », a-t-il expliqué.

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Tyga insiste toutefois sur un point : ni l’écriture ni les voix de l’album n’ont été produites par une intelligence artificielle. « Pour ce qui est de l’écriture, toutes les voix, c’est moi », a-t-il précisé.

Un débat qui dépasse le seul cas de Tyga

La sortie de $tarface s’inscrit dans un climat de suspicion croissant autour de l’IA dans le rap et la pop.

Plusieurs outils de génération musicale par IA se sont multipliés ces derniers mois, l’un d’eux ayant même été touché par une fuite de données touchant 55 millions d’utilisateurs.

Au-delà du rap américain, la question traverse aussi la musique électronique. En France, Jean-Michel Jarre a récemment donné un concert mêlant électronique et intelligence artificielle à Toulouse, preuve que le sujet dépasse largement les polémiques ponctuelles.

Le cadre réglementaire, lui, se précise. Depuis le 2 août 2026, l’étiquetage des contenus générés par IA est devenu obligatoire dans l’Union européenne, sans toutefois viser directement la musique commercialisée aux États-Unis.

Pour l’instant, Tyga ne prévoit aucun retrait des morceaux concernés. Le rappeur assume avoir intégré la technologie à son processus créatif, sans renier la paternité artistique de l’album.

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Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.