La région Île-de-France a décidé lundi de se constituer partie civile dans l’enquête judiciaire ouverte après l’incendie qui a ravagé environ 2 000 hectares de la forêt de Fontainebleau en juillet 2026. Valérie Pécresse, présidente de la région, a autorisé cette démarche pour obtenir « une réparation intégrale du préjudice écologique ».
Le feu, parti le 12 juillet à proximité de l’autoroute A6, aurait été déclenché par une meuleuse thermique lors de travaux sur des glissières de sécurité. Deux ouvriers seraient mis en examen pour destruction involontaire par incendie. Deux jeunes hommes de 18 ans, dont un sapeur-pompier volontaire, soupçonnés d’avoir allumé volontairement d’autres foyers, auraient également été mis en examen et placés en détention provisoire.
Classée réserve de biosphère par l’Unesco, la forêt de Fontainebleau a perdu 10 % de sa surface en quelques jours. Cette action judiciaire marque une étape inédite dans la reconnaissance du préjudice environnemental subi par ce patrimoine naturel exceptionnel.














