Depuis le 8 juillet 2026, des millions de patients français reçoivent un email de Doctolib les informant que leurs données médicales serviront à un projet de recherche en intelligence artificielle à partir d’août. Inscrit par défaut, ce dispositif provoque une polémique nationale sur la confidentialité des données de santé.
Baptisé « Améliorer les parcours de soins grâce à l’IA », le projet est mené en partenariat avec l’Inria, l’Inserm et l’Université Paris Cité pour une durée de trois ans. Les données exploitées comprennent diagnostics, antécédents médicaux et notes de consultation. Le principe d’opt-out signifie que chaque patient est inclus sauf s’il s’y oppose explicitement. La CNIL, interrogée sur la légalité du dispositif, a admis ne pas être « en mesure de se prononcer ».
Pour protéger ses données, il suffit de cliquer sur le lien de formulaire dans l’email reçu de Doctolib ou d’accéder directement aux paramètres de confidentialité de son compte.














