La cour d’appel de Paris se prononce ce mercredi sur la demande d’annulation de l’extradition de Hicham Harb, 72 ans, soupçonné d’avoir supervisé l’attentat antisémite de la rue des Rosiers en 1982. Sa défense réclame sa remise en liberté, contestant le caractère selon elle « politique » de son transfèrement depuis les territoires palestiniens.
Le 9 août 1982, une attaque à la grenade et à la mitraillette avait fait six morts et vingt-deux blessés devant le restaurant Goldenberg, dans le quartier du Marais à Paris. Extradé en avril 2026 par l’Autorité palestinienne après des décennies de fuite, Harb serait, selon le parquet, l’un des commanditaires présumés de cet assaut revendiqué par le Fatah-Conseil révolutionnaire.
La juridiction devrait trancher si l’extradition respecte les règles du droit français ou si elle devrait être annulée — une décision susceptible de relancer ou de clore définitivement l’un des procès les plus attendus de la mémoire de l’antisémitisme en France.















