Le gouvernement a abaissé mardi sa prévision de croissance pour la France en 2026 à 0,7 %, contre 0,9 % anticipé en avril. L’annonce a été faite lors d’un comité d’alerte réuni sous l’égide du Premier ministre Sébastien Lecornu.
Cette révision s’explique par un premier semestre difficile, notamment en raison d’une loi spéciale et d’un contexte international tendu. Le PIB a même reculé de 0,1 % au premier trimestre 2026. La France affiche par ailleurs un déficit de 5,1 % du PIB en 2025, l’un des plus élevés de la zone euro, avec une dette atteignant 3 536 milliards d’euros. Des rapporteurs budgétaires évoquent des économies nécessaires de 10 à 12 milliards d’euros pour tenir les objectifs de déficit.
Cette nouvelle prévision rejoint celles de l’INSEE, du FMI et de l’OCDE, qui tablent également sur 0,7 %, tandis que la Banque de France se montre plus pessimiste avec une projection à 0,5 %.
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