Une élève de 14 ans a été placée en garde à vue lundi 1er juin après avoir porté quatre coups de couteau à une camarade de classe de 15 ans, à la sortie du collège Jacqueline-Auriol de Villeneuve-Tolosane, en Haute-Garonne. L’affaire révèle un conflit préexistant : la suspecte présumée avait elle-même déposé plainte pour harcèlement en décembre 2025.
L’agression s’est produite vers 16h30, peu après la fin des cours. Consciente malgré ses blessures, la victime a pu désigner son agresseuse aux gendarmes.
Quatre coups de couteau, trois blessures superficielles
Selon le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, la collégienne de 15 ans a reçu quatre coups de couteau. Trois des blessures sont jugées superficielles. La quatrième a nécessité une prise en charge médicale.
La suspecte, interpellée rapidement dans les environs du collège, a immédiatement reconnu les faits lors de son interpellation.
Elle a été placée en garde à vue du chef de tentative d’homicide volontaire sur mineure de 15 ans.
Un conflit scolaire qui couvait depuis décembre
Les deux adolescentes se connaissaient. En décembre 2025, celle qui est aujourd’hui mise en cause avait déposé plainte contre sa camarade pour harcèlement et violences.
Cette enquête était toujours en cours au moment des faits. Selon le parquet, les deux jeunes filles étaient jusqu’alors inconnues des services de gendarmerie et ne présentaient aucun antécédent judiciaire.
L’enquête ouverte pour tentative d’homicide volontaire
Les investigations se poursuivent pour établir avec précision les circonstances de l’agression et déterminer le rôle exact du conflit allégué dans le passage à l’acte.
La disparition d’une fillette de 3 ans dans le Gard avait déjà mobilisé les enquêteurs ces derniers jours, dans un contexte de faits divers graves impliquant des mineurs. La violence juvénile avait également éclaté lors des célébrations du PSG, avec 780 interpellations en fin de semaine dernière.
Comme le rapporte France Bleu Occitanie, la question du suivi judiciaire des conflits scolaires — notamment lorsqu’une plainte pour harcèlement est déjà enregistrée — devrait être au coeur de la suite de l’affaire. Le système scolaire français est régulièrement interpellé sur la gestion des situations de harcèlement avant qu’elles ne dégénèrent.
