Le régime de la micro-entreprise (anciennement auto-entrepreneur) reste l’un des régimes les plus simples pour exercer une activité indépendante en France. En 2026, les seuils ont été revalorisés. Voici le guide complet.
Les seuils de chiffre d’affaires en 2026
Les plafonds de chiffre d’affaires annuel du régime micro-entrepreneur ont été revalorisés au 1er janvier 2026 pour tenir compte de l’inflation. Les seuils sont désormais :
Pour les activités de vente de marchandises, objets, fournitures et denrées (BIC ventes) : 188 700 € par an. Pour les prestations de services relevant des BIC (artisanat, commerce de services) et les professions libérales relevant des BNC : 77 700 € par an. Si le chiffre d’affaires dépasse ces seuils deux années consécutives, l’entrepreneur bascule automatiquement dans le régime réel d’imposition.
Taux de cotisations sociales 2026
Les cotisations sociales sont calculées en pourcentage du chiffre d’affaires réalisé, selon le type d’activité :
Ventes de marchandises : 12,3 %. Prestations de services BIC et artisanat : 21,2 %. Professions libérales BNC (hors CIPAV) : 21,1 %. Professions libérales relevant de la CIPAV : 21,2 %. Les cotisations comprennent l’assurance maladie-maternité, les allocations familiales, la CSG/CRDS, l’assurance vieillesse de base et complémentaire.
TVA et franchise en base
Les micro-entrepreneurs bénéficient d’une franchise en base de TVA tant qu’ils ne dépassent pas les seuils de TVA, distincts des seuils du régime micro. En 2026, les seuils de TVA sont de 91 900 € pour les ventes et 36 800 € pour les services. Dès le dépassement, la TVA doit être facturée sur toutes les opérations, y compris rétroactivement pour l’année en cours à compter du mois du dépassement.
La cotisation foncière des entreprises (CFE)
Les micro-entrepreneurs sont redevables de la CFE après leur première année d’activité. Son montant varie selon la commune et le chiffre d’affaires. La première année est exonérée. Le paiement s’effectue en ligne sur le site des impôts professionnels.
Obligations déclaratives et comptables
Le régime micro impose des obligations allégées : déclaration mensuelle ou trimestrielle du chiffre d’affaires sur autoentrepreneur.urssaf.fr (même si le CA est nul), tenue d’un livre des recettes, et d’un registre des achats pour les activités de vente. Aucun bilan comptable annuel n’est requis. La déclaration fiscale des revenus inclut le chiffre d’affaires dans une case dédiée des revenus professionnels.
Protection sociale du micro-entrepreneur
Le micro-entrepreneur cotise à l’assurance maladie, à la retraite et aux allocations familiales via ses cotisations URSSAF. Il ouvre droit aux indemnités journalières maladie sous conditions de chiffre d’affaires minimum, aux allocations de retraite et, depuis 2020, à l’assurance chômage ATI (Allocation des Travailleurs Indépendants) en cas de cessation d’activité non volontaire.
