Un habitant de Saint-Jean-Lasseille dans les Pyrénées-Orientales s’apprête à relever un défi maritime sans précédent. Bernard Baclet, 80 ans, veut traverser le Pacifique puis l’Atlantique en solitaire pour ramener son voilier de l’Alaska jusqu’à Canet-en-Roussillon. Au total, quelque 15 000 milles nautiques à parcourir seul.
Il n’a pas le profil du retraité qui jardine. Bernard Baclet, 80 ans, se prépare à une traversée qui ferait pâlir bien des marins professionnels. Depuis Saint-Jean-Lasseille dans les Pyrénées-Orientales, il organise le rapatriement de son vieux gréement, le Calisto, actuellement amarré dans le golfe de l’Alaska. Objectif : Canet-en-Roussillon, à 15 000 milles de là — soit plus de 27 000 kilomètres à bord d’un voilier, seul.
Marin depuis l’âge de 15 ans
Selon France Bleu Roussillon, Bernard Baclet navigue depuis ses 15 ans. Depuis vingt ans, il mène une double vie géographique : six mois en France, six mois en mer et aux États-Unis. Le Calisto, il l’a acheté il y a bientôt deux décennies. Dans une dizaine de jours, il s’envole outre-Atlantique pour rejoindre son bateau et entamer le voyage de retour.
L’association des vieux gréements de Canet-en-Roussillon lui a proposé un amarrage dans le port à son arrivée — une promesse d’escale finale après un épuisant aller-retour entre deux continents et deux océans. On avait déjà vu la tour Eiffel de la Vendée traverser l’Atlantique, mais relier l’Alaska à la Méditerranée à 80 ans, c’est une autre histoire.
Un exploit en deux temps
La route implique d’abord de traverser le Pacifique, puis de rejoindre l’Atlantique via le canal de Panama, avant l’ultime étape transatlantique. Le tout en solitaire, sans assistance extérieure.
Pour l’anecdote, les Pyrénées-Orientales ne sont pas en reste côté insolite : les pompiers du Soler n’avait pas non plus hésité à défier les forces de l’ordre à sa façon. Dans le registre animal, cette pieuvre incroyable avait aussi bluffé le monde entier.
Bernard Baclet, lui, ne bluffe pas. À 80 ans, il lève l’ancre.
