L’Association des journalistes scientifiques de la presse d’information (AJSPI) publie ce mercredi 2 avril une tribune pour dénoncer son exclusion de l’audition consacrée à l’information scientifique, organisée dans le cadre de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public. Une séquence qui interroge sur la place accordée aux professionnels du terrain.
Le 26 mars dernier, la commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » organisait une table ronde sur le traitement de l’information scientifique par les chaînes et stations publiques. Parmi les intervenants figuraient notamment François de Rugy, Agnès Buzyn, la journaliste Géraldine Woessner ou encore François-Marie Bréon, président de l’AFIS. L’association QuotaClimat était également représentée. Mais aucun journaliste scientifique en exercice, aucune rédaction spécialisée, aucune association professionnelle du secteur n’avait été conviée.
L’AJSPI réclame davantage de pluralité
« Comment prétendre évaluer le journalisme scientifique sans entendre celles et ceux qui le pratiquent ? », s’interroge l’AJSPI dans son texte. Forte de ses 300 adhérents et de 70 ans d’existence, l’association estime que sa voix est « incontournable » sur un sujet qui touche directement ses membres.
L’association pointe aussi le désintérêt des élus pour cette séquence. Une seule députée assistait à l’audition — et elle est partie avant la fin. Un contraste saisissant avec les auditions de Patrick Sébastien et Michel Drucker, qui ont fait salle comble quelques jours plus tard.
L’AJSPI appelle la commission à « davantage de pluralité à l’avenir » et regrette une séquence qui, selon elle, prive les députés « d’une compréhension fine des réalités du terrain ». Reste à savoir si cet appel sera entendu avant la publication du rapport final de la commission, attendu dans les prochains mois.





