Acheter une voiture électrique neuve en 2026 peut vous donner droit à un bonus écologique allant jusqu’à 7 700 €. Mais toutes les voitures ne sont pas éligibles, et les conditions ont changé. Voici tout ce qu’il faut savoir avant de signer.
Comment fonctionne le bonus écologique en 2026 ?
Le bonus écologique est une aide de l’État accordée à l’achat ou à la location longue durée (LLD, LOA) d’un véhicule électrique neuf. Il est versé directement sous forme de remise sur le prix d’achat par le concessionnaire, qui se fait ensuite rembourser par l’Agence de services et de paiement (ASP).
En 2026, le dispositif a été affiné par rapport aux années précédentes. Trois critères conditionnent désormais l’éligibilité du véhicule : son prix d’achat (plafonné à 47 000 €), son poids (inférieur à 2,4 tonnes) et son score environnemental — une note sur 100 qui évalue l’empreinte carbone sur toute la chaîne de production, du minerai à la livraison. Pour être éligible, un modèle doit obtenir au minimum 60/100.
Ce score environnemental a pour effet d’exclure de nombreux modèles fabriqués en Chine, dont l’empreinte carbone est jugée trop élevée. Les marques chinoises comme BYD, MG ou SAIC sont ainsi largement hors du dispositif en 2026.
Quels montants selon votre situation ?
Le montant du bonus dépend de vos revenus fiscaux de référence. L’État distingue plusieurs tranches.
Pour les ménages modestes (revenus inférieurs à un premier seuil fixé par décret), le bonus atteint jusqu’à 7 000 €. Pour les revenus intermédiaires, l’aide est de l’ordre de 4 000 €. Au-delà d’un certain plafond de revenus, les particuliers ne sont plus éligibles au bonus standard — mais peuvent toujours bénéficier des aides régionales qui viennent parfois compenser.
À cela s’ajoute un surbonus « batterie européenne » pouvant aller de 1 200 € à 2 000 € si le véhicule est équipé d’une batterie fabriquée en Europe. En cumulant le bonus principal et ce surbonus, certains ménages peuvent atteindre jusqu’à 7 700 € d’aide totale.
Quelles voitures sont éligibles ?
La liste officielle est publiée et mise à jour régulièrement par l’Ademe sur son site. Parmi les modèles qui répondent aux critères 2026, on trouve notamment les Renault 5 E-Tech, la Citroën ë-C3, la Peugeot e-208, l’Alpine A290, la Volkswagen ID.3, l’ID.4, la Fiat 500e et la Tesla Model Y assemblée à l’usine de Berlin (Gigafactory Europe).
En revanche, la Tesla Model Y produite aux États-Unis ou en Chine est exclue, de même que de nombreux SUV premium dont le prix dépasse 47 000 €.
Comment en bénéficier concrètement ?
La démarche est simplifiée : le concessionnaire retire directement le montant du bonus sur votre facture, sans que vous ayez à avancer les fonds. Vous devez simplement fournir votre avis d’imposition pour justifier de vos revenus.
Attention : pour conserver le bénéfice du bonus, vous devez conserver le véhicule au minimum 2 ans et ne pas le revendre à l’étranger. En cas de non-respect de cette condition, l’aide peut être réclamée par l’État.
Peut-on cumuler avec d’autres aides ?
Oui, dans de nombreux cas. Le bonus écologique national est cumulable avec les aides régionales (qui varient fortement d’une région à l’autre), avec la prime à la conversion si vous mettez à la casse un vieux véhicule polluant, et avec certaines aides des employeurs. En combinant toutes ces aides, il n’est pas rare de ramener le coût réel d’une citadine électrique sous les 15 000 € pour un ménage modeste.
Vérifiez les aides de votre région sur le simulateur en ligne du gouvernement avant de signer votre bon de commande.












