Stéphane Larue
Immobilier / Logement

Crédit immobilier en mars 2026 : faut-il profiter de la baisse des taux pour acheter ?

Crédit immobilier en mars 2026 : faut-il profiter de la baisse des taux pour acheter ?
Photo : Tierra Mallorca / Unsplash

Les taux de crédit immobilier amorcent une légère baisse en ce mois de mars 2026, redonnant espoir aux candidats à l’accession. Avec des conditions bancaires plus favorables et des dispositifs d’aide renforcés pour les primo-accédants, le marché semble retrouver un certain dynamisme après des mois de prudence.

Depuis le début du mois, plusieurs courtiers constatent un frémissement à la baisse sur les barèmes des banques. Selon les données de CAFPI, les taux moyens s’établissent à 3,13 % sur 15 ans, 3,26 % sur 20 ans et 3,41 % sur 25 ans. Pour les dossiers les plus solides, certains établissements descendent même sous la barre symbolique des 3 %, avec des offres à 2,80 % sur 15 ans et 3,00 % sur 20 ans.

Des disparités régionales marquées

Tous les emprunteurs ne sont pas logés à la même enseigne selon leur lieu de résidence. Le Sud-Est de la France tire son épingle du jeu avec les taux les plus compétitifs : la région Provence-Alpes-Côte d’Azur affiche 3,15 % sur 20 ans, tandis que la Corse propose 3,33 % sur 25 ans. À l’inverse, la Normandie (3,42 % sur 20 ans) et la Bretagne (3,52 % sur 25 ans) restent au-dessus de la moyenne nationale.

Les primo-accédants au cœur de la stratégie bancaire

Les banques rivalisent d’inventivité pour attirer les primo-accédants, qui représentent désormais près d’un emprunteur sur deux. Prêts complémentaires à taux zéro, enveloppes « coup de pouce », conditions d’apport assouplies : les offres se multiplient pour faciliter le premier achat immobilier.

Cette concurrence accrue entre établissements profite directement aux ménages qui souhaitent se lancer. Faire jouer la concurrence entre plusieurs banques, éventuellement via un courtier, permet souvent de grappiller quelques dixièmes de point sur le taux proposé.

Faut-il emprunter maintenant ou attendre ?

La question revient systématiquement chez les candidats à l’achat. Si la tendance baissière se confirme, elle reste modérée et progressive. Les analystes anticipent une stabilisation autour des niveaux actuels pour les prochains mois, sans perspective de chute brutale.

Pour les ménages dont le projet est mûr et le financement bouclé, attendre une hypothétique baisse supplémentaire comporte un risque : celui de voir les prix de l’immobilier repartir à la hausse sous l’effet d’une demande stimulée par ces taux plus attractifs. Comme le rappellent les professionnels du secteur, le meilleur moment pour acheter reste celui où le projet personnel est prêt.

Ce qu’il faut retenir avant de signer

Avant de s’engager, plusieurs points méritent attention. Comparer les offres de plusieurs établissements reste indispensable. Vérifier les conditions d’assurance emprunteur, qui peuvent représenter un coût significatif sur la durée totale du prêt, s’avère tout aussi important. Enfin, ne pas négliger les frais annexes — frais de dossier, garantie, frais de notaire — qui alourdissent la facture finale.

Le marché du crédit immobilier offre aujourd’hui une fenêtre d’opportunité pour les acheteurs bien préparés. Reste à chacun d’évaluer sa situation personnelle avant de franchir le pas.

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