Leonid Radvinsky, propriétaire d’OnlyFans et pionnier du divertissement adulte en ligne, est décédé le 20 mars 2026 après une longue bataille contre le cancer. Il avait 43 ans. La plateforme a annoncé sa mort dans un communiqué sobre, précisant qu’il s’est « éteint paisiblement »
La nouvelle a surpris. Radvinsky n’était pas du genre à faire parler de lui. Pas d’interviews, pas de conférences, pas de profil public. Le milliardaire ukraino-américain dirigeait l’un des sites les plus visités du monde depuis l’ombre — et c’est dans l’ombre qu’il est parti.
OnlyFans a rompu le silence lundi dans une déclaration laconique : il est « décédé paisiblement après une longue bataille contre le cancer ». Sa famille a demandé que sa vie privée soit respectée.
De l’Ukraine à l’empire numérique
Né à Odessa le 30 mai 1982, Leonid Radvinsky a émigré à Chicago avec sa famille durant son enfance. Brillant étudiant, il a obtenu son diplôme d’économie à Northwestern University en 2002, mention summa cum laude.
Deux ans plus tard, il lançait MyFreeCams, un site de webcam adulte qui allait rapidement devenir l’un des plus fréquentés de la planète. Le modèle était simple : des créateurs en direct, un système de dons, pas d’intermédiaires.
En 2018, il franchit une nouvelle étape en rachetant 75 % du capital de Fenix International, la maison mère d’OnlyFans, au fondateur britannique Tim Stokely. La plateforme, alors encore modeste, allait exploser lors de la pandémie de Covid-19.
Un empire à 6,6 milliards de dollars de revenus
Sous sa direction discrète mais redoutablement efficace, OnlyFans a transformé le modèle économique du contenu adulte. La plateforme a généré plus de 6,6 milliards de dollars de revenus en 2023, en croissance de 19 % par an. Radvinsky a lui-même encaissé 472 millions de dollars de dividendes cette année-là.
Des personnalités comme des <strong><a href= »https://stephanelarue.com/cet-ancien-candidat-de-telerealite-des-chtis-se-lance-dans-les-films-pour-adultes/ »>candidats de téléréalité reconvertis sur les plateformes adultes</a></strong> ont contribué à populariser OnlyFans auprès du grand public, bien au-delà du secteur pour adultes.
Le site a aussi tenté, sans succès, d’interdire les contenus explicites en août 2021 — sous pression des banques et des processeurs de paiement — avant de faire marche arrière 72 heures plus tard. Un épisode qui résumait les tensions permanentes entre sa nature première et ses ambitions de légitimité.
Dans ce secteur de l’économie des créateurs, la plateforme fait face à des concurrents comme <strong><a href= »https://stephanelarue.com/mym-annonce-larrivee-de-jean-claude-van-damme-et-la-creation-dun-creators-fund-de-5-millions-deuros/ »>MYM, qui a su séduire des personnalités médiatiques françaises</a></strong> avec un positionnement plus grand public.
Un investisseur et donateur discret
Parallèlement, Radvinsky avait fondé Leo, un fonds de capital-risque orienté tech, dès 2009. Loin de l’image du milliardaire flamboyant, il semblait avoir privilégié l’efficacité plutôt que la notoriété.
Lors de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, il avait versé 5 millions de dollars à des associations d’aide humanitaire ukrainiennes. Un geste rare, rendu public par ses proches.
L’avenir d’OnlyFans en question
Sa disparition soulève une interrogation immédiate : qui reprend les rênes d’un empire dont il était l’actionnaire majoritaire ? La plateforme n’a pas communiqué sur la succession.
OnlyFans fait partie d’un paysage numérique en pleine recomposition, où des géants comme <strong><a href= »https://stephanelarue.com/lhistoire-de-youtube-de-ses-debuts-en-2005-a-son-evolution-jusquen-2025/ »>YouTube, lui-même traversé par des décennies de mutations</a></strong>, continuent de redéfinir les règles du jeu.
Leonid Radvinsky avait 43 ans. Il laisse derrière lui l’une des plateformes les plus controversées et les plus lucratives d’internet — et très peu de traces personnelles.
