Selon une étude OpinionWay pour Trenitalia, plus d’un Français sur deux considère désormais le bruit comme le principal irritant lors d’un trajet ferroviaire. Publiée ce 5 mai 2026, cette enquête révèle que la tranquillité et l’optimisation du temps sont au cœur des nouvelles exigences des passagers.
Voyager en train ne se résume plus à un simple déplacement d’un point A vers un point B. Pour une large majorité de Français, le trajet est devenu une extension de l’espace personnel ou professionnel. Pourtant, cette expérience est régulièrement entachée par des nuisances sonores qui cristallisent les tensions à bord des voitures.
Le bruit, premier ennemi du bien-être à bord
Le constat est sans appel : 51 % des voyageurs interrogés citent le voisin parlant trop fort au téléphone comme la nuisance la plus insupportable. Le volume sonore excessif des vidéos ou de la musique (42 %) et les conversations animées (37 %) complètent ce podium des irritants. Chez les seniors de 60 à 75 ans, l’aspiration au calme est encore plus marquée, atteignant 53 % des suffrages pour les trajets personnels.
Cette attente de tranquillité explique le succès croissant des espaces de voyage segmentés, où les passagers peuvent choisir une ambiance adaptée à leur besoin, qu’il s’agisse de travailler dans un silence absolu ou de voyager en famille sans crainte de déranger.
Le casse-tête des bagages et de l’espace
Au-delà de l’environnement sonore, la gestion des effets personnels constitue une source de stress non négligeable. Pour 19 % des sondés, l’espace disponible pour les valises est un critère déterminant pour voyager sereinement. Cette préoccupation grimpe à 27 % chez les 18-24 ans, particulièrement attentifs à la sécurité de leurs biens.
Les bagages mal rangés, qui entravent la circulation dans les allées, gênent 17 % des usagers. La fluidité du mouvement et la possibilité de garder ses sacs à portée de vue apparaissent désormais comme des composantes essentielles du confort moderne, poussant les opérateurs à repenser l’aménagement intérieur des rames.
Le train transformé en bureau ou en salon
L’étude souligne également un changement radical des usages. Le temps de trajet est massivement rentabilisé : 45 % des voyageurs lisent, 43 % dorment et 34 % des professionnels utilisent ce laps de temps pour travailler. Cette productivité nomade impose de nouveaux standards techniques, comme la présence systématique de prises électriques et d’un Wifi performant.
L’attractivité du rail repose désormais sur cette capacité à offrir un environnement multitâche. Pour les trajets de courte distance, 59 % des Français considèrent même la possibilité de travailler comme l’atout majeur du train face à la voiture ou à l’avion.
Hygiène et incivilités : les petits irritants
Enfin, l’enquête recense une série de comportements jugés indélicats qui pèsent sur l’ambiance collective. Le manque d’hygiène corporelle (35 %) et les odeurs de nourriture forte (17 %) sont régulièrement pointés du doigt. Plus surprenant, le retrait des chaussures en cabine indispose 15 % des passagers, tandis que les ronflements sonores agacent 13 % des sondés.
Ces résultats démontrent que si le train gagne des parts de marché grâce à sa dimension écologique, la qualité de l’expérience humaine reste le levier principal de fidélisation pour les années à venir.
selon étude OpinionWay pour Trenitalia France : « Les habitudes des Français en train », réalisée en ligne du 29 octobre au 10 novembre 2025 auprès de 1502 Français.
