Avant son introduction en bourse prévue pour l’été 2026, SpaceX a révélé dans son prospectus S-1 qu’elle envisage de produire elle-même ses processeurs graphiques pour alimenter ses ambitions dans l’intelligence artificielle.
L’information a filtré via Reuters : dans son document préliminaire destiné aux investisseurs, SpaceX signale sa dépendance aux fournisseurs de puces et évoque une solution radicale — fabriquer ses propres GPU. La société d’Elon Musk indique planifier des « dépenses en capital substantielles », dont la production de ses propres processeurs graphiques.
Ce projet s’inscrit dans un partenariat industriel ambitieux baptisé Terafab, une co-entreprise associant SpaceX, xAI (la société d’IA d’Elon Musk), Tesla et Intel. L’objectif est colossal : créer un méga-fab entièrement intégré verticalement — de la conception à l’emballage — capable de produire à terme plus d’un térawatt de capacité de calcul IA par an. Intel assurerait l’essentiel de la fabrication et de l’emballage des puces, en exploitant son futur procédé Intel 14A.
Pourquoi cette démarche ? SpaceX cible un marché estimé à 28 500 milliards de dollars dans le segment de l’IA d’entreprise. En maîtrisant sa chaîne d’approvisionnement en puces, l’entreprise cherche à sécuriser sa croissance sans dépendre des délais ou des pénuries chez des fournisseurs comme Nvidia. Une stratégie similaire à celle d’Apple avec ses puces Silicon, ou d’Amazon avec ses processeurs Graviton et Trainium.
Si l’IPO de SpaceX se confirme pour l’été 2026, Terafab pourrait devenir l’un des projets phares présentés aux futurs actionnaires — signal fort qu’Elon Musk positionne désormais son entreprise spatiale comme un acteur clé de l’infrastructure IA mondiale.

