À retenir
- En France, une piste rapportée le lundi 2 novembre 2026 porte sur un supplément de 0,5 à 0,6 point.
- Ce supplément s’ajouterait au relèvement légal du Smic, au lieu de représenter à lui seul toute l’augmentation.
- Depuis le lundi 1er juin 2026, le minimum mensuel brut atteint 1 867,02 euros pour 35 heures hebdomadaires.
Au sommaire
Le gouvernement envisagerait un supplément de 0,5 à 0,6 point pour le Smic, au-delà du relèvement automatique. MoneyVox présente cette piste dans un article publié le lundi 2 novembre 2026, avant les manifestations du jeudi 5 novembre.
Avec ce supplément, la hausse totale atteindrait environ 1,5 %. La revalorisation pourrait aussi être avancée au mardi 1er décembre 2026, au lieu du 1er janvier.
Le supplément s’ajouterait au calcul légal
La piste décrite porterait sur une augmentation supplémentaire, et non sur le remplacement de la revalorisation habituelle. Son niveau resterait susceptible d’évoluer dans les discussions gouvernementales.
Le débat concerne également une éventuelle anticipation du calendrier. Avancer une hausse normalement attendue en janvier consiste à la verser plus tôt ; ajouter un supplément consiste à relever davantage son montant.
Ces deux décisions peuvent donc se combiner. Notre précédent article présentait déjà les premières pistes de hausse du Smic.
Le minimum brut atteint 1 867,02 euros
Le Code du travail numérique, dans sa publication du vendredi 29 mai 2026, fixe les repères applicables depuis juin. Le taux horaire brut est passé de 12,02 à 12,31 euros.
Pour une durée hebdomadaire de 35 heures, le montant mensuel brut est passé de 1 823,03 à 1 867,02 euros. La différence représente 43,99 euros bruts par mois.
Ces montants sont exprimés avant prélèvements sociaux. Ils ne constituent pas des montants nets versés sur un compte bancaire.
Un supplément de 0,6 % représente 11,20 euros bruts
Appliquer isolément 0,6 % à 1 867,02 euros donne environ 11,20 euros bruts mensuels. Avec 0,5 %, le résultat atteint environ 9,34 euros bruts.
Il s’agit de calculs illustratifs sur le minimum mensuel de juin. Ils ne préjugent ni du futur taux horaire réglementaire, ni des arrondis, ni du montant net individuel.
Une hausse globale comprenant aussi la part automatique dépasserait, par construction, ce seul supplément.
L’arbitrage doit préciser le taux et le calendrier
Pour les salariés concernés, les paramètres déterminants restent le nouveau taux horaire, sa date d’application et la part éventuellement ajoutée par le gouvernement. Les hypothèses de négociation ne fixent pas encore ces paramètres.
Les revendications syndicales se situent à un autre niveau, comme l’illustre la demande de 100 euros nets supplémentaires portée par Marylise Léon. L’arbitrage gouvernemental devra préciser quelle augmentation totale est retenue, puis à partir de quelle paie elle s’appliquera.
Pour aller plus loin : notre guide retraite, emploi et formation.
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