À retenir
- Samedi 7 novembre sur BFMTV, Fabien Roussel a lié tout coup de pouce au Smic à une indexation des salaires.
- Le candidat communiste à la présidentielle demande un salaire minimum de 2 200 euros brut, contre 1 867,02 euros depuis le 1er juin.
- Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, vise 1 500 euros net, soit un gain d’environ 22 euros par mois.
- Syndicats et patronat sont attendus lundi 9 novembre à Matignon pour une conférence sociale consacrée aux salaires.
Au sommaire
Fabien Roussel a réclamé samedi 7 novembre, sur BFMTV, une hausse du Smic qui entraîne avec elle l’ensemble des rémunérations. « Il faut un coup de pouce sur le SMIC mais en même temps une indexation des salaires », a déclaré le secrétaire national du PCF, candidat à l’élection présidentielle.
Le maire de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) a donné un montant : « Nous demandons de porter le SMIC à 2 200 euros brut ». Cette prise de position tombe deux jours avant la conférence sociale réunie par le Premier ministre, Sébastien Lecornu.
Un Smic à 2 200 euros brut, 333 euros au-dessus du barème
Le Smic mensuel brut s’établit à 1 867,02 euros pour 35 heures hebdomadaires depuis le 1er juin 2026, après une revalorisation automatique de 2,4 % liée à l’inflation. La proposition communiste ajouterait environ 333 euros bruts chaque mois, soit près de 18 % de hausse.
Le candidat avait déjà avancé ce montant le mardi 3 novembre. Invité de franceinfo, Fabien Roussel plaidait pour un Smic brut à 2 200 euros et une indexation des salaires sur le Smic.
Avec ce mécanisme, les rémunérations supérieures au minimum progresseraient au même rythme que lui.
Jean-Pierre Farandou vise 1 500 euros net dès décembre
Le ministre du Travail a affirmé vendredi 6 novembre sur TF1 vouloir « franchir la barre des 1 500 euros nets ». Le Smic net mensuel atteint aujourd’hui 1 477,93 euros, ce qui représente environ 22 euros de plus.
« Le coup de pouce n’est pas acquis à ce stade », a nuancé Jean-Pierre Farandou. L’exécutif envisagerait une application au 1er décembre, sans attendre le 1er janvier.
La CGT demande 10 % de hausse et la CFDT 100 euros net par mois : les 22 euros envisagés par l’exécutif font réagir les organisations de salariés.
Neuf députés communistes ont rallié Jean-Luc Mélenchon
Sur le même plateau, Fabien Roussel a commenté le choix de plusieurs élus de son camp. « Ce n’est pas très élégant ce qu’ils ont fait, il n’y a même pas eu un petit coup de fil », a regretté le candidat.
Jeudi 5 novembre, neuf des dix-sept députés du groupe communiste et ultramarin à l’Assemblée nationale, dont son président Stéphane Peu, ont annoncé soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Le Conseil national du PCF estime que ces adhérents se placent eux-mêmes en dehors du parti. L’instance rappelle que 72 % des militants ont voté en septembre pour la candidature de Fabien Roussel.
« Les bisbilles à gauche ce n’est pas mon dada », a répondu le secrétaire national, qui dit vouloir rester concentré sur son programme. Fabien Roussel a aussi visé Emmanuel Macron, présenté comme « le serviteur zélé des plus riches et des institutions bancaires ».
Conférence sociale sur les salaires lundi à Matignon
Les syndicats et les organisations patronales sont convoqués lundi 9 novembre : Sébastien Lecornu réunira lundi syndicats et patronat à Matignon pour discuter des salaires et du pouvoir d’achat.
Le montant exact du coup de pouce et sa date d’entrée en vigueur doivent y être arbitrés.
Pour aller plus loin : notre guide retraite, emploi et formation.
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