
L’accès aux séances remboursées chez le psychologue se renforce, attirant de plus en plus de praticiens et de patients, bien que la notoriété du dispositif reste encore à développer.
Lancé il y a deux ans et demi, le dispositif Mon soutien psy connaît une croissance notable. À la mi-février 2025, 5 000 psychologues parmi les 26 000 exerçant en libéral ou en mixte y sont affiliés. Cette évolution est portée par les ajustements de juin 2024, qui ont amélioré la prise en charge :
Ces changements ont reçu un accueil favorable parmi les professionnels, à l’image de Gladys Mondiere, présidente de la Fédération française des psychologues et de psychologie, qui souligne l’importance de ces avancées.
D’après les données de l’Assurance maladie, la moitié des 381 000 patients ayant bénéficié du dispositif sont âgés de moins de 35 ans. Cette dynamique s’explique par les effets de la crise sanitaire sur cette tranche d’âge et une évolution des mentalités en faveur de la consultation psychologique.
Pour les étudiants, le programme Santé Psy Étudiant complète cette offre, permettant également 12 séances remboursées par année universitaire. Une possible fusion des deux dispositifs est envisagée pour 2026.
Malgré son développement, Mon soutien psy ne touche pas encore toutes les populations visées. On observe un déséquilibre d’accès, avec :
Face à ces enjeux, l’Assurance maladie prévoit une campagne nationale de communication afin d’augmenter la visibilité du dispositif, notamment auprès des populations précaires.
Avec l’amélioration de la prise en charge et les actions de communication prévues, Mon soutien psy devrait continuer de croître. L’objectif reste de garantir un accès universel aux soins psychologiques, sans contrainte financière, et d’assurer une meilleure répartition des professionnels sur l’ensemble du territoire.






