La Coupe du monde 2026 se joue déjà dans un format élargi à 48 équipes et 104 matches. Alors que l’hypothèse d’un tournoi à 64 équipes pour 2030 est évoquée, la question porte moins sur une annonce actée que sur les conséquences d’un nouveau changement d’échelle.
Le changement déjà en cours en 2026
Le tournoi de 2026 a rompu avec le format à 32 équipes utilisé lors des éditions précédentes. La FIFA explique, dans sa présentation du format de la Coupe du monde 2026, que la compétition rassemble 48 sélections et compte 104 matches. Cette évolution augmente le nombre de nations présentes mais aussi la durée opérationnelle du tournoi, les besoins en stades, en transports et en diffusion.
Les équipes qui vont loin dans la compétition jouent davantage de matches que dans l’ancien format. La FIFA souligne que l’organisation repose sur un calendrier et une répartition des rencontres conçus pour ce nouveau volume. Toute discussion sur une éventuelle extension future doit donc partir de ce fait : le football mondial teste déjà un modèle bien plus vaste que celui connu jusqu’en 2022.
Une hypothèse, pas une décision annoncée
Des débats autour d’un Mondial à 64 équipes pour 2030 circulent dans la presse sportive internationale. À ce stade, il convient de ne pas présenter cette possibilité comme une décision de la FIFA. La fédération n’a pas publié, dans les documents officiels consultés pour la Coupe du monde 2026, de règlement instaurant un tournoi à 64 équipes en 2030.
Cette distinction est essentielle pour les supporters, les fédérations et les diffuseurs. Une déclaration d’intention, une étude de faisabilité ou une discussion publique ne valent pas adoption d’un format. Une décision formelle nécessiterait un calendrier, une architecture de qualification et des règles de compétition publiées par l’instance dirigeante.
Ce que montre l’organisation du tournoi actuel
La FIFA a communiqué le 8 juillet des données sur l’infrastructure numérique du tournoi : 161 000 kilomètres de fibre ont été déployés et 13 millions de gigaoctets de données ont été transportés sur les réseaux de compétition et de diffusion, selon son point de situation officiel. Ces chiffres illustrent l’ampleur logistique d’un événement mondial réparti entre de nombreux sites.
Un format à 64 équipes ne serait donc pas seulement une question de nombre de sélections. Il toucherait à la qualification continentale, au nombre de matches, aux jours de repos, aux déplacements, aux capacités d’hébergement, aux droits médias et à l’expérience des spectateurs. Les comparaisons avec l’édition 2026 doivent être maniées avec prudence : elles donnent une mesure des moyens mobilisés, sans permettre de déduire automatiquement les règles d’un tournoi futur.
Une question de calendrier et d’équilibre sportif
L’augmentation du nombre d’équipes vise à élargir la représentation internationale, mais elle soulève aussi la question de l’équilibre entre davantage de participants et la lisibilité sportive. Le passage de 64 à 104 matches entre l’ancien et le nouveau format a déjà changé la façon de suivre la compétition. Pour une nouvelle extension, les organisateurs devraient préciser le nombre de groupes, les critères de qualification et les conséquences pour les joueurs.
Les clubs et les sélections observent aussi la charge du calendrier. Le tournoi 2026 s’achève le 19 juillet, comme le rappelle la documentation de la FIFA. Une compétition plus large devrait trouver sa place dans une période déjà dense pour les championnats nationaux et les compétitions continentales.
À attendre : un texte officiel plutôt qu’une projection
Le débat est légitime parce que le format actuel démontre l’ambition de la FIFA de faire évoluer son tournoi phare. Mais la seule base fiable reste un texte officiel adopté et un calendrier détaillé. En l’absence de décision publiée, le Mondial à 64 équipes pour 2030 demeure une possibilité discutée, et non une règle applicable.
Les supporters peuvent donc suivre le débat, mais doivent distinguer les scénarios imaginés des informations officielles. Le format 2026, lui, est déjà défini et en cours d’exécution.
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