L’essentiel
- Le procureur de Caen a indiqué lundi 26 octobre que l’homme tué par des douaniers à Vire « semble lié à une mouvance d’ultradroite », selon ICI Normandie
- La fouille du domicile a permis de saisir des armes, des munitions et des grenades détenues illégalement, ainsi que des objets renvoyant au IIIe Reich
- Les deux douaniers ont été placés en garde à vue puis relâchés vendredi 23 octobre
- L’autopsie et l’examen balistique des armes sont attendus
Au sommaire
L’homme d’une trentaine d’années tué jeudi 22 octobre lors d’une intervention des douanes à Vire (Calvados) « semble lié à une mouvance d’ultradroite », a indiqué le procureur de Caen à ICI Normandie, lundi 26 octobre. L’enquête sur les tirs se poursuit.
Le procureur de Caen évoque une mouvance d’ultradroite
Le magistrat s’est exprimé quatre jours après la mort de l’homme. La formule est prudente : elle n’établit pas l’appartenance à un groupe précis.
Le parquet n’a pas communiqué son identité dans les éléments rapportés, et nous ne le nommons pas.
Jeudi 22 octobre vers 6 h, des tirs « de part et d’autre »
Les douaniers intervenaient à son domicile, impasse de la Cavée, à Vire-Normandie, pour des soupçons de détention illégale d’armes. L’homme se tenait face à eux avec un fusil.
Le procureur Joël Garrigue avait évoqué des tirs « de part et d’autre » et un homme « apparemment atteint de plusieurs balles tirées par les douaniers ». Les circonstances « restent à déterminer précisément », avait-il ajouté.
Armes, grenades et objets du IIIe Reich saisis
Selon ICI Normandie, l’homme était soupçonné de trafic d’armes. La fouille du logement a permis de saisir « un certain nombre d’armes », des munitions et des grenades détenues illégalement.
Les enquêteurs y ont aussi trouvé des objets faisant référence au Troisième Reich et à l’Allemagne nazie, toujours selon ICI Normandie.
Les deux douaniers relâchés vendredi, autopsie attendue
Les deux douaniers qui ont fait usage de leurs armes ont été placés en garde à vue, puis remis en liberté vendredi 23 octobre, d’après ICI Normandie.
La gendarmerie doit reconstituer l’ordre des tirs et les conditions d’usage des armes. Le parquet n’a pas confirmé la version, venue de sources douanières, selon laquelle l’homme aurait tiré le premier.
Les enquêteurs attendent les résultats de l’autopsie et de l’examen balistique des armes saisies.









