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COVID-19 : le déclin « catastrophique » du tourisme et des compagnies aériennes canadiennes

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Le « lobby » des compagnies aériennes tire la sonnette d’alarme du côté du Pays du Caribou. Sans aide de l’Etat, le secteur se dirige vers des fermetures et des milliers de licenciements. Alors que les secteurs canadiens de l’aviation et du tourisme sont confrontés à un déclin avec des proportions jamais égalées, même en période de guerre, le gouvernement fédéral prépare un plan d’aide pour sauver une industrie qui emploie plus de 2 millions de Canadiens. Cet article vous est proposé par Canadatrip.

« Les avions sont vides à 90 % »

Le lobby, ou groupe de pression, qui représente les transporteurs aériens canadiens avertit que le secteur ne tiendra sans le soutien immédiat d’Ottawa. Le Premier ministre Justin Trudeau a déclaré que l’aide était « en route », et qu’il fallait du temps et de la patience « dans une situation inédite ». « Nous reconnaissons que certaines industries ont été extrêmement touchées par la chute des prix du pétrole et par le défi COVID-19, qu’il s’agisse des compagnies aériennes, du pétrole et du gaz ou du tourisme », a déclaré M. Trudeau aux journalistes lors d’une conférence de presse. « Il y a des domaines importants où nous allons devoir faire plus. Et comme je l’ai dit dès le début, nous allons en faire plus », a promis le chef de l’Etat.

Les aéroports de tout le pays sont pratiquement vides, car les voyageurs tiennent compte des avertissements des responsables de la santé publique qui leur recommandent de rester chez eux et d’éviter tout voyage non essentiel, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, afin d’arrêter la propagation du virus mortel. « L’impact de tout cela est tout simplement dévastateur. Les gens ne prennent pas l’avion du tout ou la capacité est à 10 %. Personne ne peut supporter cela très longtemps, c’est certain », a déclaré John McKenna, président de l’Association du transport aérien du Canada.

« Nous attendons avec impatience un plan spécifique à l’aviation, mais nous n’avons rien entendu. Nous n’avons aucune idée de ce qui va arriver ». Son organisation représente à la fois les grandes et les petites compagnies aériennes ainsi qu’une dizaine d’opérateurs régionaux qui desservent les communautés rurales et éloignées. McKenna a déclaré que certains transporteurs ne survivront pas à cette crise, même avec l’aide de l’Etat.

L’Etat renonce aux loyers des aéroports

Les subventions salariales promises pour toutes les entreprises ne devraient désormais plus suffire pour sauver les acteurs du secteur aérien canadien. Les professionnels de l’aérien recherchent également des prêts sans intérêt pour fournir aux transporteurs un capital de survie. Ces derniers demandent que certains frais et surtaxes du gouvernement soient supprimés afin que les entreprises puissent rester à flot.

Ils ont également demandé que les changements prévus au Code canadien du travail, y compris les nouvelles règles relatives aux congés payés, soient reportés afin d’alléger le fardeau réglementaire. « Donnez-nous un répit sur tout le reste pendant que nous nous concentrons sur notre survie. Aidez-nous », a déclaré M. McKenna. Il a ajouté que certaines compagnies aériennes étaient déjà dans une « situation désespérée » avant la pandémie du COVID-19, car les transporteurs devaient immobilier leurs Boeing 737 MAX tout en continuant à payer les prêts des contrats d’achat. Le 737 Max a été immobilisé au sol dans le monde entier il y a un an, en conséquence du crash du vol d’Ethiopian Airlines dans la périphérie de la capitale Addis-Abeba, tuant les 157 personnes à bord. L’interdiction générale de voyager signifie que certaines compagnies endettées vont cesser toute activité.

De son côté, le ministre des finances Bill Morneau a annoncé qu’Ottawa renonçait au paiement des loyers de 21 aéroports du pays entre mars et décembre 2020. Au Canada, la plupart des grands aéroports sont exploités par des autorités indépendantes et sans but lucratif, mais les terrains sur lesquels ces aéroports sont situés appartiennent toujours au gouvernement fédéral. Comme il y a moins de personnes qui prennent l’avion et paient des redevances, il est difficile de payer le loyer.

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