À retenir
- Le congé de proche aidant n’est pas rémunéré : l’AJPA versée par la Caf s’élève à 33,32 € la demi-journée (66,64 € la journée), selon la fiche Service-Public mise à jour le 15 juin 2026
- Trois plafonds s’appliquent : 22 jours par mois, 66 jours par personne aidée et 264 jours sur l’ensemble du parcours professionnel
- En cas d’urgence — dégradation de la santé, crise, fin d’hébergement — la demande se fait sans délai
- La personne aidée doit avoir un taux d’incapacité d’au moins 80 %, ou toucher l’Apa ou la PCH
Au sommaire
Un salarié qui s’arrête pour s’occuper d’un parent dépendant ne touche aucun salaire pendant son congé de proche aidant. L’allocation journalière du proche aidant (AJPA), versée par la Caf, comble une partie du manque : 66,64 € par journée d’absence, dans des plafonds précis.
66,64 € la journée, 33,32 € la demi-journée
Le montant figure sur la fiche « Congé de proche aidant » de Service-Public, mise à jour le 15 juin 2026 : 66,64 € par journée et 33,32 € par demi-journée. À Mayotte, les montants sont de 58,31 € et 29,20 €.
L’allocation est versée par la Caisse d’allocations familiales, ou par la Mutualité sociale agricole pour les personnes relevant du régime agricole.
22 jours par mois, 66 par personne aidée, 264 sur la carrière
Les trois plafonds se cumulent. Le tableau chiffre ce qu’ils représentent au taux plein de 66,64 €, hors Mayotte (montants calculés à partir du tarif journalier).
| Plafond | Jours | Montant maximal |
|---|---|---|
| Par mois | 22 | 1 466,08 € |
| Par personne aidée | 66 | 4 398,24 € |
| Sur la carrière | 264 | 17 592,96 € |
Le plafond de 66 jours vaut pour chaque personne accompagnée. Un aidant peut donc ouvrir 66 nouvelles journées pour une autre personne, dans la limite de quatre personnes aidées au cours de son parcours professionnel.
Un mois de préavis, sauf urgence médicale ou fin d’hébergement
La demande de congé se fait au moins un mois avant la date de départ. Ce délai tombe en cas de dégradation soudaine de l’état de santé de la personne aidée, de situation de crise ou de fin d’hébergement en établissement : le congé peut alors commencer sans délai.
Pour prolonger le congé, la demande de renouvellement part au moins 15 jours avant la fin de la période en cours. Pour y mettre fin plus tôt, il faut prévenir l’employeur au moins un mois avant, ou deux semaines en cas de décès.
Taux de 80 %, Apa ou PCH : ce que la personne aidée doit justifier
La personne accompagnée doit résider de façon stable et régulière en France et se trouver dans l’une de ces situations : handicap avec un taux d’incapacité d’au moins 80 %, bénéfice de l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa) ou de la prestation de compensation du handicap (PCH).
L’aidant, lui, doit avoir un lien familial ou des liens étroits et stables avec la personne, et intervenir à titre non professionnel pour les actes de la vie quotidienne. Il joint une déclaration sur l’honneur de ce lien, l’historique de ses congés de proche aidant et la copie de la décision de taux d’incapacité, de l’attribution de l’Apa ou de la PCH.
Trois mois de congé par défaut, un an au total sur la carrière
Sans accord conventionnel différent, le congé dure trois mois, et il est limité à un an sur l’ensemble de la carrière du salarié.
Les agents publics y ont aussi droit : selon la fiche Service-Public sur la fonction publique, mise à jour le 1er janvier 2026, le congé n’est pas payé mais ouvre droit à la même AJPA de la Caf. Il se prend en continu, par périodes fractionnées d’une demi-journée minimum, ou à temps partiel.






















