Grève SFR : 12 rassemblements jeudi, trois offres de reclassement réclamées

L'intersyndicale Unsa-CFDT-CFTC réclame au moins trois propositions de poste par salarié non repris et une garantie d'emploi de quatre ans après la clôture du rachat.

Stéphane Larue
Par
Stéphane Larue — article rédigé avec l’IA
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure...
3 min de lecture

À retenir

  • Débrayage ce jeudi à partir de 14 heures, à l’appel de l’Unsa, de la CFDT et de la CFTC
  • L’intersyndicale avance le chiffre de 12 500 emplois menacés par le démantèlement d’Altice France
  • Les acquéreurs garantissent les postes jusqu’au début 2029, les signataires en demandent quatre après la clôture

Les salariés de SFR sont appelés à cesser le travail ce jeudi 24 septembre à partir de 14 heures, sur douze sites de l’opérateur en France. Le mot d’ordre émane de l’Unsa, de la CFDT et de la CFTC, réunies en intersyndicale chez Altice France.

Du campus de Balard à Isneauville, douze points de rassemblement

Les rendez-vous annoncés couvrent le campus Altice de Balard, à Paris, puis Aix-en-Provence, Bordeaux, Lille, Strasbourg, Lyon, Metz, Toulouse, Isneauville, Nantes, Chartres et Rennes.

Publicité

Le texte de l’appel, signé d’Abdelkader Choukrane pour l’Unsa, d’Olivier Lelong pour la CFDT et de Cécilia Pereira pour la CFTC, présente la journée comme un premier avertissement, selon le tract publié par la CFDT Télécoms.

Cinq revendications y figurent : au moins trois propositions de reclassement par salarié concerné, un dispositif spécifique pour les seniors, des protections renforcées pour les travailleurs handicapés, une garantie d’emploi de quatre ans après la clôture de l’opération et une transparence complète envers les représentants du personnel.

Le rachat à 20,35 milliards d’euros scellé le 6 juin

L’accord conclu le 6 juin 2026 confie SFR à un consortium formé de Bouygues Telecom, d’Orange et de Free, qui bataille sur les prix avec une Freebox à 24,99 € par mois. Le prix atteint 20,35 milliards d’euros, qu’un complément lié à la performance de l’opérateur peut porter près de 21 milliards.

Les repreneurs se sont engagés à maintenir les postes, ou à proposer un emploi, jusqu’au début de l’année 2029.

Publicité

C’est ce périmètre que conteste l’intersyndicale, qui juge insuffisante une seule offre de reclassement par salarié non repris. Les fonctions support, les 120 boutiques à répartir entre les trois opérateurs et les activités SFR Business comptent parmi les ensembles les plus exposés. Un conflit comparable s’est ouvert la semaine dernière à la cimenterie de Ranville, où les salariés ont débrayé contre la fermeture du site.

Douze à dix-huit mois d’examen par l’Autorité de la concurrence

Le contrat définitif doit être signé au second semestre 2026, avant un examen estimé entre douze et dix-huit mois par l’Autorité de la concurrence, d’après Univers Freebox. Aucune intégration n’est autorisée pendant cette période.

La clôture n’est donc pas attendue avant le second semestre 2027. Le transfert des clients, des fréquences et des systèmes informatiques pourrait ensuite s’étaler jusqu’en 2030.

Les organisations signataires n’ont annoncé aucune suite à la journée de ce jeudi.

Publicité

À lire également : Pierre-Emmanuel Barré : la plainte de Laurent Nuñez.

Partager cet article
Suivre :
Stéphane Larue est journaliste et éditeur indépendant spécialisé dans l actualité des médias, du divertissement et de la culture numérique. Fondateur du site stephanelarue.com, il assure une veille quotidienne sur les sujets d information générale, en s appuyant sur les sources officielles et les communiqués de presse. Il publie également des analyses, des interviews et des sélections éditoriales à destination d un large public.