À retenir
- Le jury du Femina a élu Yannick Haenel au deuxième tour, mercredi 4 novembre 2026 à Paris, pour un roman publié chez Gallimard.
- Le livre suit Jean Deichel, double littéraire de l’auteur, pendant sa première année de professeur de français dans un collège de banlieue.
- Laura Kasischke remporte le Femina étranger et Jennifer Tamas celui de l’essai, toutes deux désignées dès le premier tour de scrutin.
- Finaliste du Goncourt attribué la veille, l’écrivain avait déjà reçu le prix Interallié en 2009 et le prix Médicis en 2017.
Au sommaire
Yannick Haenel a reçu mercredi 4 novembre le prix Femina 2026 pour « La solitude des professeurs est infinie » (Gallimard). Réuni à la Maison Dior, avenue Montaigne à Paris, le jury de douze femmes présidé par Brigitte Giraud l’a désigné au deuxième tour, selon ActuaLitté.
Deux romancières ont obtenu des voix face à lui : Lucie Rico, avec « Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer » (P.O.L), et Emma Marsantes, avec « N’efface pas mes cercles » (Verdier).
Jean Deichel débute comme professeur en banlieue parisienne
Sorti le 20 août, le roman revient sur des faits vieux de trente ans. Le narrateur, Jean Deichel, déjà présent dans plusieurs livres de Haenel, se souvient de son arrivée comme jeune enseignant de français dans un collège difficile d’Île-de-France.
Il commence avec beaucoup d’idéal et aucune expérience.
Au fil des 320 pages, les journées commencent et finissent par trois heures de transports entre deux villes de banlieue. Le manque d’argent et les déboires sentimentaux pèsent aussi, jusqu’à ce que le professeur s’isole peu à peu.
Haenel a enseigné quinze ans dans le Val-d’Oise et les Yvelines
L’auteur connaît ce terrain. D’après Livres Hebdo, il a enseigné pendant plus de quinze ans à partir du début des années 1990, de Mantes-la-Jolie à Argenteuil, en passant par Louvres et Villiers-le-Bel.
Agrégé de lettres modernes, il a aussi tenu des chroniques dans Transfuge et Charlie Hebdo. Gallimard a lancé le roman avec un premier tirage de 35 000 exemplaires, au prix de 21,50 euros.
Le Femina rejoint l’Interallié et le Médicis de Haenel
Ce prix s’ajoute à une liste déjà longue. Yannick Haenel a obtenu le prix Décembre en 2007 pour « Cercle », l’Interallié en 2009 pour « Jan Karski », puis le Médicis en 2017 pour « Tiens ferme ta couronne ».
Votre argent, vos droitsHeures creuses EDF : vos horaires changent dès le 4 novembre, ce que vous pouvez faire→Il faisait aussi partie des finalistes du Goncourt, remis mardi à Philippe Jaenada, prix Goncourt 2026 pour son roman « L’Inconnue du quai de Javel ». En 2025, le Femina avait récompensé Nathacha Appanah.
Kasischke et Tamas complètent le palmarès du Femina 2026
Dans la catégorie étrangère, l’Américaine Laura Kasischke l’emporte avec « Baignade surveillée » (Gallimard), traduit de l’anglais par Céline Leroy. Le livre raconte une noyade dans l’Amérique des années 1960.
Jennifer Tamas obtient le Femina de l’essai pour « Barbe Bleue, contre-enquête » (Seuil). Elle l’a emporté face à Stéphanie Genand et Mathieu Roger-Lacan.
Le roman de Yannick Haenel reste en lice pour le prix Femina des lycéens, dont la date de proclamation reste à annoncer.
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