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Prix du pétrole : le Brent chute de 4,2 % sous 110 dollars, l’espoir vient de Doha

Le baril de mer du Nord a perdu plus de 4 % lundi, porté par les consultations menées au Qatar pour mettre fin à la guerre avec l'Iran. Les échéances à surveiller et l'effet attendu à la pompe.

Journaliste — Publié le
5 min de lecture
Prix du pétrole : le Brent chute de 4,2 % sous 110 dollars, l’espoir vient de Doha
Image d’illustration générée par IA

À retenir

  • Lundi 2 novembre vers 10 h 20 GMT, le Brent perdait 4,2 % à 108,64 dollars et le WTI 4,2 % à 99,71 dollars.
  • Les opérateurs misent sur les consultations menées à Doha entre l’Iran et la médiation qatarie pour sortir de la guerre avec Washington.
  • Sept membres de l’OPEP+, dont l’Arabie saoudite et la Russie, ont reconduit dimanche pour décembre leurs objectifs de production de septembre.
  • Aucun accord n’a encore été annoncé et le détroit d’Ormuz reste au cœur des discussions comme des craintes d’approvisionnement.
Au sommaire
  1. À Doha, Abbas Araqchi assure que les consultations progressent
  2. Donald Trump se dit « pas si pressés » mais n’écarte pas de nouvelles frappes
  3. Prix du pétrole et carburants : le gazole reste au-dessus de 2,30 euros
  4. Élections américaines mardi, réunion de l’OPEP+ le 29 novembre

Le prix du pétrole a nettement reflué lundi 2 novembre. En milieu de matinée européenne, la référence de la mer du Nord abandonnait 4,2 %, à 108,64 dollars le baril, et le brut américain glissait sous la barre des 100 dollars, à 99,71 dollars.

Ce repli fait suite à trois jours de consultations au Qatar. Des responsables iraniens y discutent avec les médiateurs qataris d’une issue au conflit qui oppose Téhéran aux États-Unis et à Israël, sans qu’aucun texte ait été signé à ce stade.

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À Doha, Abbas Araqchi assure que les consultations progressent

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araqchi, a indiqué que les échanges avançaient, rapporte L’EnerGeek. Le projet discuté prévoirait une réouverture du détroit d’Ormuz dans les deux jours suivant la signature.

Téhéran fixe ses conditions : la fin du blocus naval américain, la levée des sanctions et l’arrêt des combats dans la région, selon Euronews.

Aucune escalade militaire d’ampleur n’a été signalée pendant le week-end.

Donald Trump se dit « pas si pressés » mais n’écarte pas de nouvelles frappes

Le président américain estime que les négociations se déroulent bien. Il affirme pourtant que Washington n’est « pas si pressés », jugeant les capacités militaires iraniennes neutralisées, et a évoqué deux sites qui pourraient être visés en quelques minutes.

Benyamin Netanyahou aurait demandé une reprise des frappes après les élections de mi-mandat américaines, prévues mardi 3 novembre. Le Premier ministre israélien fait déjà l’objet des accusations de Tucker Carlson sur une frappe contre l’Iran.

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Sur les marchés, Goldman Sachs évalue à environ 27 dollars par baril la part du prix liée au risque géopolitique. Si un accord se concrétise, c’est cette prime que les opérateurs espèrent voir fondre.

Prix du pétrole et carburants : le gazole reste au-dessus de 2,30 euros

Pour les automobilistes français, le recul du brut arrive alors que le gazole s’affichait encore à 2,349 euros le litre dans notre relevé de lundi. Une baisse du baril ne se transmet pas instantanément aux prix affichés en station, qui intègrent aussi les marges de raffinage, le transport et les taxes.

La facture énergétique pèse déjà sur le budget des ménages. En octobre, les prix de l’énergie ont grimpé de 24,1 % sur un an, tirant l’inflation à 3,4 %.

Élections américaines mardi, réunion de l’OPEP+ le 29 novembre

Côté offre, l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman ont choisi dimanche de garder pour décembre les volumes de production fixés en septembre. Ce maintien n’a pas empêché la baisse de lundi.

Deux rendez-vous dicteront la suite : le résultat des élections américaines du 3 novembre, puis la prochaine réunion de l’OPEP+, fixée au 29 novembre.

D’ici là, l’annonce ou l’échec d’un accord à Doha reste le principal facteur susceptible de faire bouger le baril.

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