L’essentiel
- Les deux aviateurs du Mirage 2000D tombé mardi 20 octobre près de Rogéville sont morts : le lieutenant-colonel Antranig Sarkissian, 44 ans, et le lieutenant Quentin Klysz, 27 ans, selon le ministère des Armées.
- Le premier était navigateur et chef navigateur, le second pilote de chasse en cours de qualification sur l’avion.
- L’équipage effectuait un vol d’entraînement de nuit pour l’escadron 2/3 « Champagne », basé à Nancy-Ochey.
- Une enquête de sécurité et une enquête judiciaire sont en cours ; les causes ne sont pas connues.
📑 Au sommaire
Le ministère des Armées a nommé les deux militaires tués dans la chute du Mirage 2000D près de Nancy : le lieutenant-colonel Antranig Sarkissian et le lieutenant Quentin Klysz. Les ministres et le chef d’état-major de l’armée de l’Air et de l’Espace disent leur « profonde émotion » et adressent leurs condoléances aux familles.
L’appareil de l’escadron de chasse 2/3 « Champagne », de la base aérienne 133 de Nancy-Ochey, s’est écrasé mardi 20 octobre vers 22 h 40 dans le secteur de Rogéville (Meurthe-et-Moselle). Nous avions relaté les premières recherches, puis l’ouverture des deux enquêtes.
Antranig Sarkissian, 44 ans, chef navigateur et 2 200 heures de vol
Navigateur officier systèmes d’armes, le lieutenant-colonel Sarkissian était affecté depuis 2022 à la base aérienne 113 de Saint-Dizier. Il commandait le champ de tir air-sol de Suippes.
Il totalisait 55 missions de guerre et 2 200 heures de vol, et avait été déployé en Afghanistan, au Mali, au Niger, au Soudan et au Tchad, précise le ministère des Armées.
Quentin Klysz, 27 ans, pilote formé sur Mirage 2000D à Nancy-Ochey
Le lieutenant Klysz, pilote de chasse, était arrivé à Nancy-Ochey en août 2025, à l’escadron 3/3 « Ardennes ». Il suivait sa formation de pilote de combat opérationnel sur Mirage 2000D, au sein de l’escadron « Champagne ».
Il comptait 450 heures de vol.
Un vol d’entraînement de nuit, deux enquêtes pour établir les causes
Les deux hommes effectuaient une mission d’entraînement au vol de nuit quand les contacts radio et radar ont été perdus. Les secours de l’armée de l’Air et de l’Espace sont intervenus avec ceux du département.
Deux procédures sont ouvertes : une enquête de sécurité, propre à l’institution militaire, et une enquête judiciaire. Aucune hypothèse n’est avancée sur l’origine de l’accident, et le communiqué ne donne pas de calendrier pour leurs conclusions.
Les deux militaires sont morts « en service aérien commandé », selon la formule employée par le ministère.
Ce qui est attendu : les conclusions des enquêtes et l’hommage aux familles
Les résultats de l’enquête de sécurité ne sont, en général, pas publiés dans l’immédiat. Aucune cérémonie n’a été annoncée à ce stade.
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