À retenir
- Dimanche 18 octobre au soir, une journaliste du JDD a affirmé sur CNews que des fusils d’assaut et des pistolets-mitrailleurs circulaient chez des émeutiers.
- Selon Libération, le service de renseignement intérieur qu’elle citait comme source infirme « complètement » ces informations.
- Les chiffres provisoires du parquet de Paris, 855 interpellations samedi, ne permettent pas d’établir la présence d’armes de guerre.
Au sommaire
- Des kalachnikovs et des pistolets-mitrailleurs à Paris, Lyon et Marseille, selon la journaliste
- La DGSI infirme « complètement » ces informations, rapporte Libération
- Le parquet de Paris a compté 855 arrestations samedi, sans détailler les armes
- Reste à établir l’origine de l’information et la réponse de CNews
Une journaliste du JDD a assuré dimanche soir, sur CNews, que des kalachnikovs et des pistolets-mitrailleurs avaient été trouvés entre les mains d’émeutiers le samedi 17 octobre. La DGSI, qu’elle donnait pour source, dément, selon Libération.
Des kalachnikovs et des pistolets-mitrailleurs à Paris, Lyon et Marseille, selon la journaliste
Sur le plateau de CNews, la journaliste a évoqué des armes automatiques détenues, selon elle, par des mineurs comme par des majeurs. Elle a ajouté que certains porteurs n’avaient pas été interpellés et que le phénomène aurait aussi été observé à Lyon et à Marseille.
Elle disait tenir ces éléments de sources au sein de la DGSI. Ses propos ont été repris par d’autres médias lundi.
Le service conteste.
La DGSI infirme « complètement » ces informations, rapporte Libération
Dans une vérification publiée lundi 19 octobre, la cellule CheckNews de Libération indique que la direction générale de la sécurité intérieure rejette ces affirmations. Le service les infirme « complètement ».
Ni la nature des armes ni leur nombre n’ont été confirmés par une source officielle.
Le parquet de Paris a compté 855 arrestations samedi, sans détailler les armes
Les seuls chiffres publics disponibles sont provisoires. Le parquet de Paris a dénombré 855 interpellations dans la capitale samedi, dont 557 personnes encore en garde à vue dimanche à la mi-journée.
Certaines procédures visent un port d’arme ou une détention d’explosifs, selon ces mêmes bilans. Ces données ne permettent toutefois pas d’établir la présence de kalachnikovs ou de pistolets-mitrailleurs.
La détention d’armes de catégorie A, qui regroupe les armes de guerre, est en principe interdite aux particuliers.
Lundi soir, le garde des Sceaux a chiffré à 2 513 les gardes à vue et à 67 les incarcérations sur l’ensemble du pays.
Reste à établir l’origine de l’information et la réponse de CNews
Reste à savoir sur quoi reposait l’affirmation de dimanche soir, et si CNews ou le JDD y répondront.
Le contexte est tendu pour la chaîne : ce week-end, une équipe d’Euronews a été agressée devant CNews et Europe 1, avec 21 interpellations.
En l’absence de confirmation officielle, ni la présence de ces armes ni leur provenance ne peuvent être tenues pour établies.






























