À retenir
- Mediapart a publié lundi 28 septembre des messages antisémites qu’il attribue à Jordan Bardella, datés de l’été 2013
- Le président du RN avait alors 17 ans et avait adhéré au Front national environ un an et demi plus tôt
- Jordan Bardella conteste « formellement » et évoque des « faux grossiers »
- Marine Le Pen dénonce une « barbouzerie »
Au sommaire
Mediapart a publié lundi 28 septembre une enquête qui attribue à Jordan Bardella des propos antisémites écrits en 2013. Le président du Rassemblement national conteste formellement en être l’auteur.
L’enquête repose sur des conversations privées. Mediapart affirme les avoir authentifiées.
Des messages privés de l’été 2013, quand Jordan Bardella avait 17 ans
Selon Mediapart, ces échanges auraient été rédigés à l’été 2013. Jordan Bardella avait alors entre 17 et 18 ans.
Il avait adhéré au Front national environ un an et demi plus tôt.
Les messages cités reprennent plusieurs thèses antisémites. L’un d’eux affirme, selon le média, que « le juif doit dominé (sic) les autres peuples ».
D’autres passages viseraient Pierre Moscovici, alors ministre de l’Économie de François Hollande. L’auteur des messages y afficherait aussi son soutien à Dieudonné, déjà condamné à cette date pour provocation à la haine.
Jordan Bardella parle de « faux grossiers » et de « barbouzerie »
Sollicité par Mediapart, Jordan Bardella a répondu par e-mail. Il nie avoir tenu « en public, comme en privé, par oral ou par écrit » des propos racistes ou antisémites.
Il avance deux arguments : il n’était pas militant actif du FN à l’été 2013, et il était mineur. Selon lui, ces éléments devraient faire douter des sources du média.
Il qualifie les documents de « faux grossiers » et parle d’une « opération de barbouzerie ».
Marine Le Pen réagit depuis un salon de la construction à Paris
Marine Le Pen a réagi lundi en marge du salon des professionnels de la construction, à Paris.
Elle estime que ces écrits ne peuvent être qu’un faux et accuse Mediapart d’une « barbouzerie ».
Le RN mène une stratégie de dédiabolisation depuis 2011
Le parti mène cette stratégie depuis 2011, année où Marine Le Pen a succédé à Jean-Marie Le Pen à sa tête. Son père avait été condamné à plusieurs reprises pour des propos négationnistes.
En mars 2025, Jordan Bardella était devenu le premier dirigeant du parti officiellement invité par le gouvernement israélien. Il avait participé à une conférence sur la lutte contre l’antisémitisme.























