À retenir
- Décès d’un des trois hommes extraits d’un ouvrage de dix mètres dimanche 27 septembre à Roilly, en Côte-d’Or, selon les pompiers
- Alerte donnée vers 20 h 30, au sud de Semur-en-Auxois ; les deux autres victimes ont été conduites à l’hôpital
- Le décès serait lié à une intoxication au fond du puits, rapporte le Journal de Saône-et-Loire
- L’INRS range les puits parmi les espaces confinés, où l’air peut manquer d’oxygène ou contenir des gaz toxiques
📑 Au sommaire
- L’alerte est partie vers 20 h 30 d’un village au sud de Semur-en-Auxois
- Le décès serait lié à une intoxication au fond de l’ouvrage, et non à la chute
- L’INRS retient trois dangers principaux dans les puits et les cuves
- Un survivant est en urgence absolue au CHU Dijon Bourgogne, l’autre à Semur-en-Auxois
Mise à jour, lundi 28 septembre à 16 h 12 : les trois hommes sortis du puits sont âgés de 64, 20 et 18 ans, selon le SDIS 21, qui n’a pas précisé l’âge de la victime décédée. L’un des deux survivants a été transporté en urgence absolue au CHU Dijon Bourgogne, l’autre à l’hôpital de Semur-en-Auxois. Une vingtaine de sapeurs-pompiers des centres de Sombernon, Précy-sous-Thil et Dijon étaient engagés, avec un équipage du Samu 21.
Les pompiers de Côte-d’Or ont extrait trois hommes d’un puits d’une dizaine de mètres à Roilly, dimanche 27 septembre en fin de journée. L’un des trois est mort sur place, malgré l’intervention du Samu 21.
L’alerte est partie vers 20 h 30 d’un village au sud de Semur-en-Auxois
Roilly est une commune de l’Auxois, à une dizaine de kilomètres au sud de Semur-en-Auxois. Les secours y ont été appelés peu avant 20 h 30 dimanche, pour trois hommes se trouvant au fond d’un puits d’environ dix mètres.
Les trois victimes ont été remontées, puis confiées aux équipes médicales. Le décès de l’une d’elles a été constaté sur place, selon les pompiers du département.
Les deux survivants ont été transportés vers des établissements hospitaliers. Ni leur identité, ni leur âge, ni la raison de leur présence dans l’ouvrage n’ont fait l’objet d’une communication officielle à l’heure où nous publions.
Le décès serait lié à une intoxication au fond de l’ouvrage, et non à la chute
Les premiers titres parus dimanche soir décrivaient une chute. Le Journal de Saône-et-Loire a ensuite rapporté que l’homme décédé aurait succombé à une intoxication au fond du puits.
Cette version n’a pas été confirmée par une source judiciaire. La cause exacte du décès relève de l’enquête et des examens à venir : à ce stade, rien n’est établi.
Le point n’est pas de détail. Il change la nature de l’accident, et il explique qu’un même ouvrage ait mis trois personnes en difficulté au même moment.
L’INRS retient trois dangers principaux dans les puits et les cuves
Un puits appartient à la famille des espaces confinés, au même titre qu’une fosse, une cuve ou un silo, selon la fiche de référence de l’INRS, mise à jour le 25 février 2025.
L’institut y retient trois dangers principaux : une atmosphère appauvrie en oxygène, la présence de gaz ou de vapeurs toxiques, et le risque d’explosion ou d’incendie. Les chutes et les noyades viennent s’y ajouter.
L’INRS souligne aussi que la voie d’accès restreinte rend l’évacuation d’une victime difficile, et que la rapidité des secours y est déterminante. C’est ce qui rend ces accidents si souvent collectifs : une personne descend porter assistance et se retrouve exposée à la même atmosphère.
Un survivant est en urgence absolue au CHU Dijon Bourgogne, l’autre à Semur-en-Auxois
Les deux hommes sortis vivants de l’ouvrage ont été évacués vers deux établissements distincts. L’un a été transporté en urgence absolue au CHU Dijon Bourgogne, l’autre à l’hôpital de Semur-en-Auxois. Le parquet n’a pas communiqué.
Le SDIS 21 a livré lundi les âges des trois hommes — 64, 20 et 18 ans — sans indiquer celui de la victime décédée. Une vingtaine de sapeurs-pompiers, venus des centres de Sombernon, Précy-sous-Thil et Dijon, étaient engagés aux côtés du Samu 21.
Une enquête doit déterminer ce que faisaient ces trois hommes dans le puits et ce qu’ils y ont respiré. Les conclusions ne sont pas attendues avant plusieurs jours.
🔎 Comment nous travaillons · Signaler une erreur






























