À retenir
- Environ 20 hectares de garrigue et de pins parcourus lundi 21 septembre, selon le point des pompiers du Gard à 15h30.
- Quatre Canadair, un Dash et un hélicoptère lourd Puma engagés au-dessus du massif.
- Le village n’est pas menacé ; les habitants sont priés d’éviter le secteur.
Un feu de végétation s’est déclaré vers 12h30, lundi 21 septembre, au sud de Générac, commune des Costières située entre Nîmes et la Camargue gardoise. Poussées par un vent du nord soutenu, les flammes ont gagné rapidement les broussailles et la pinède.
Cent pompiers et quatre Canadair au sud de Générac
Au point diffusé par les sapeurs-pompiers du Gard à 15h30 et relayé par InfOccitanie, le feu avait parcouru une vingtaine d’hectares. Trente-trois engins et une centaine de pompiers étaient engagés ; un poste de commandement a été installé dans la commune.
Le ciel a été occupé tout l’après-midi : quatre Canadair, un Dash et un hélicoptère bombardier d’eau lourd de type Puma ont multiplié les largages. ICI Gard Lozère fait état des mêmes surfaces et d’importants moyens aériens.
Deux maisons ont été évacuées par précaution. Aucun blessé n’avait été signalé au dernier bilan consulté.
L’origine du feu n’a pas été communiquée.
Un feu d’arrière-saison sous l’interdiction prolongée jusqu’au 30 septembre
La date surprend moins qu’il n’y paraît. Le 16 septembre, la préfecture du Gard a prolongé jusqu’au 30 septembre l’interdiction de tout emploi du feu dans les bois, landes et garrigues, ainsi que dans une bande de 200 mètres autour, comme le détaille l’avis de la commune de Beauvoisin, voisine de Générac.
La mesure vise les cigarettes, barbecues, feux d’artifice et brûlages de végétaux. Motif invoqué : des conditions météo qui maintiennent un risque élevé. Un incendie involontaire peut coûter jusqu’à trois ans de prison et 45 000 euros d’amende.
Le même après-midi, un autre feu mobilisait les secours dans les Pyrénées-Orientales, où la RD618 a été fermée à Palau-del-Vidre.
Carte du risque mise à jour à 18 heures pour mardi
Les pompiers demandent aux automobilistes et aux promeneurs de rester à l’écart du secteur pour laisser circuler les engins. Aucun horaire de fixation du feu n’avait été annoncé en fin d’après-midi.
Une fois les flammes arrêtées, le travail se poursuit au sol : noyage des lisières et surveillance, souvent pendant la nuit, pour éviter une reprise si le vent se relève.
Pour la journée de mardi, la carte départementale du risque incendie est publiée chaque soir à 18 heures. Elle fixe, massif par massif, les restrictions d’accès et de travaux jusqu’à la fin du mois.
























