Des scientifiques du British Geological Survey ont confirmé la découverte d’un supervolcan vieux de 454 millions d’années, enfoui sous l’est de l’Angleterre. L’étude, menée avec l’université d’Oslo et publiée début septembre 2026, s’appuie sur l’analyse de cristaux de zircon prélevés dans des forages sous l’estuaire de The Wash, entre le Lincolnshire et le Norfolk.
L’éruption aurait propulsé plusieurs centaines de kilomètres cubes de roche dans la stratosphère. Ses cendres ont voyagé jusqu’en Scandinavie, où elles forment la couche de cendres de Kinnekulle, retrouvée en Norvège, en Suède et jusqu’en Pologne.
Le terme « supervolcan » fait débat chez les experts
Plusieurs volcanologues, dont Michael Poland de l’observatoire de Yellowstone, jugent le terme trop imprécis, faute de pouvoir estimer le volume exact des matériaux projetés. D’autres, comme Peter Rowley de l’université de Bristol, préfèrent parler d’« éruption ultraplinienne ».
Le site reste aujourd’hui totalement éteint, contrairement au volcan Fuego toujours actif au Guatemala, entré en éruption début août.
Selon le chercheur principal Tim Pharaoh, cette découverte « remodèle notre compréhension du passé géologique profond de l’Angleterre ». Une autre trouvaille récente avait déjà rappelé les surprises du sous-sol européen : un mammouth laineux réapparu dans le Danube asséché en Bulgarie.















