Volkswagen a annoncé jeudi la suppression de 100 000 emplois dans le monde d’ici la fin de la décennie, soit environ 15 % de ses effectifs. Le conseil de surveillance du constructeur allemand a validé ce plan, présenté comme la plus grande restructuration de l’histoire du groupe.
Le groupe invoque la concurrence chinoise, des tarifs douaniers américains pénalisants et une demande plus faible que prévu pour l’électrique. Un paradoxe alors qu’en France, les ventes de voitures électriques viennent de signer un record historique de part de marché en août. Volkswagen emploie encore plus de 660 000 personnes, pour une surcapacité estimée à 500 000 véhicules en Europe.
Quatre usines allemandes sous surveillance
Les sites d’Emden, Zwickau, Hanovre et Neckarsulm ne sont pas garantis au-delà des années 2030, une première pour le constructeur en Allemagne. Le syndicat IG Metall, par la voix de sa présidente Christiane Benner, a salué un accord qui évite l’escalade du conflit social. Ce plan social intervient quelques jours après celui d’Uber, qui va aussi supprimer 3 300 emplois à travers le monde.
Une réorganisation industrielle du groupe est attendue mi-2027, dans le cadre d’un plan d’investissement de 135 milliards d’euros.















