Une juge fédérale a annulé, jeudi, les sanctions imposées par l’administration Trump à Anthropic. L’éditeur du chatbot Claude avait été classé en février parmi les entreprises jugées à risque pour la sécurité nationale.
Le Pentagone reprochait à Anthropic son refus de lever certaines restrictions de Claude sur les attaques létales autonomes et la surveillance de masse. Les agences fédérales avaient reçu l’ordre de cesser toute utilisation du modèle.
Ce bras de fer intervient alors qu’Anthropic prépare une entrée en Bourse record à 2 000 milliards de dollars.
Une décision fondée sur le Premier Amendement
La juge Rita Lin, du tribunal fédéral de San Francisco, a estimé que ces mesures visaient à « faire un exemple » d’une entreprise jugée arrogante, plutôt qu’à répondre à une menace réelle.
Elle relève une violation du Premier Amendement, écrivant que « l’invocation creuse de la sécurité nationale n’est pas un chèque en blanc pour punir ceux qui critiquent le gouvernement ».
Votre argent, vos droitsVirement Caf du 5 novembre : les vrais montants maximum, aide par aide→Le patron d’Anthropic avait déjà évoqué une crise de confiance, pas un problème d’image avec l’administration.
L’entreprise dit vouloir « une collaboration productive avec le gouvernement », sans réaction immédiate de la Maison-Blanche sur un possible appel.
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