À six jours de la rentrée scolaire, la cyberattaque revendiquée par le groupe ZeroBytes contre l’Éducation nationale plonge des centaines d’établissements dans le chaos numérique. Près de 346 millions de lignes de données auraient été dérobées, touchant élèves, enseignants et personnels administratifs.
Opérée fin juillet, cette intrusion massive aurait compromis 43 gigaoctets de données couvrant deux décennies d’archives : noms, coordonnées, identifiants, données scolaires. Dans plusieurs académies, les chefs d’établissement se retrouvent en situation de « chômage technique », privés d’accès à leur messagerie et aux outils numériques indispensables à l’organisation de la rentrée. Le ministère assure que la rentrée du 1er septembre aura bien lieu normalement.
Face à l’ampleur de la fuite, des questions demeurent sur la capacité à protéger les données personnelles de millions de familles françaises, dans un contexte où les cyberattaques contre les services publics se multiplient.














