Plus de 33 000 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi en France au premier semestre 2026, un record selon l’Observatoire GSC-Altares. La hausse atteint 7 % sur un an, une progression jugée « particulièrement inquiétante ».
Les très petites entreprises restent les plus touchées : trois dirigeants sur quatre concernés dirigeaient une structure de moins de trois salariés. Mais le phénomène gagne désormais les entreprises plus importantes, avec une ancienneté moyenne de dix ans d’exercice.
Les grandes structures de plus en plus fragilisées
Les pertes d’emploi progressent de 52 % dans les entreprises de plus de 50 salariés, et de 47,3 % chez celles réalisant plus de 10 millions d’euros de chiffre d’affaires. La construction, le commerce et l’hébergement-restauration concentrent le plus grand nombre de dirigeants concernés.
Les Hauts-de-France affichent la plus forte hausse régionale, à 11 %, devant la Nouvelle-Aquitaine. L’Île-de-France reste la région la plus touchée en volume, avec près de 7 860 dirigeants concernés.
Une fragilité qui tranche avec les efforts affichés par l’exécutif pour convaincre les entreprises d’embaucher davantage de jeunes.
Selon l’étude, ces défaillances entraînent indirectement près de 80 000 pertes d’emplois salariés.
















